Crise énergétique et hydraulique : L’Assemblée se dirige vers une motion de censure contre le gouvernement
La gestion de la crise énergétique et hydraulique s’invite au cœur d’une fronde parlementaire. Face au mutisme de l’exécutif et à l’exaspération de la rue, plusieurs députés durcissent le ton sous la coupole de l’Assemblée des représentants du peuple. Si les uns réclamant une refonte radicale du modèle économique et une sanctuarisation des richesses nationales, les autres vont jusqu’à plaider une motion de censure, voire le renversement de l’équipe gouvernementale actuelle.
En effet, le député Ali Zaghdoud, du bloc « Pour que le peuple triomphe », a officiellement annoncé qu’un collectif de parlementaires s’attelait à la rédaction d’une motion de censure contre l’équipe ministérielle en exercice. Dressant un réquisitoire sévère, l’élu a fustigé l’incapacité manifeste des autorités à gérer une crise et à endiguer les coupures chroniques d’eau et d’électricité qui empoisonnent le quotidien des Tunisiens.
Dénonçant l’absence totale de communication officielle, ce qui est assimilée, dans la perception collective à un aveu d’impuissance, il a exhorté le gouvernement à tirer sa révérence au profit d’une équipe plus efficiente qui soit capable de dire la vérité, qui soit armée de courage de transparence envers les citoyens et à même de gérer une crise.
Cette charge frontale a trouvé un écho particulièrement retentissant lors de la séance plénière de ce lundi 27 juillet 2026. Monté à la tribune, le député Nouri Jeridi a directement interpellé le président de la République pour réclamer la dissolution immédiate du gouvernement qu’il a qualifié de défaillant. Pour le remplacer, l’élu préconise la mise en place d’une équipe plus efficace qui sera dotée de la stature nécessaire pour mener une guerre sans merci contre la corruption et rompre définitivement avec l’immobilisme actuel.
Le parlementaire a esquissé les contours d’une véritable révolution économique et géopolitique. Il a prôné une nouvelle discipline gouvernementale avec une diplomatie économique offensive auprès des pays investisseurs, couplée à un audit global de toutes les concessions de pétrole, de gaz, de sel et d’énergies renouvelables.
Dans ce même ordre d’idées, le représentant du peuple a appelé au démantèlement du système d’octroi des licences et de la mainmise des oligarchies familiales. Il réclame à ce titre, l’organisation d’un référendum populaire pour sacraliser les ressources nationales. Et ce, tout en plaidant pour une réconciliation politique inclusive, dont seraient exclus les acteurs aux mains souillées de sang, Nouri Jeridi a lancé un avertissement solennel : « persister dans cette inertie politique équivaut à précipiter le pays vers un effondrement inéluctable ».



