Des faits et des chiffres
4,93
Les échanges commerciaux de la Tunisie avec le reste du continent africain ont atteint 4,93 milliards de dollars en 2025, contre 4,64 milliards en 2024, selon l’African Trade Report 2026 publié par « Afreximbank ». Cette progression confirme une dynamique positive, mais reste insuffisante pour renforcer significativement la place du pays dans le commerce intra-africain. Avec une contribution représentant environ 2,3 % des échanges commerciaux intra-africains, estimés à 213,8 milliards de dollars en 2025, la Tunisie figure parmi les vingt principaux acteurs du commerce continental. Toutefois, sa part de marché recule légèrement par rapport aux années précédentes, en raison d’une croissance plus rapide des échanges dans d’autres économies africaines. Le commerce tunisien demeure principalement orienté vers les pays d’Afrique du Nord, notamment la Libye, l’Algérie et l’Égypte, qui concentrent l’essentiel des flux. À l’inverse, les échanges avec l’Afrique subsaharienne restent limités. En 2024, ils étaient estimés à seulement 550 millions de dollars, dont 425 millions d’exportations tunisiennes, soit à peine 10 % du commerce africain du pays. « Afreximbank » estime néanmoins que la Tunisie dispose d’un potentiel additionnel de plus de 500 millions de dollars d’exportations vers l’Afrique subsaharienne, notamment dans les secteurs industriel, agroalimentaire et des biens intermédiaires. La réalisation de ce potentiel dépendra de l’amélioration des infrastructures logistiques, des mécanismes de financement et de la pleine mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), ainsi que d’outils tels que le Système panafricain de paiement et de règlement (Papss).
15 %
« Smart Tunisie » a enregistré une solide progression de son activité au premier semestre 2026, avec des revenus cumulés en hausse de 15 %, atteignant 222,3 millions de dinars, selon les indicateurs publiés au titre du deuxième trimestre. Sur la seule période d’avril à juin, le chiffre d’affaires s’est établi à 117,3 millions de dinars, en progression de 7 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Cette croissance s’accompagne d’une hausse du coût d’achat des marchandises vendues, qui s’élève à 97,9 millions de dinars au deuxième trimestre, contre 95 millions de dinars un an auparavant. Les charges financières ont atteint 5,1 millions de dinars, tandis que les produits financiers ont progressé de 7 % pour s’établir à 3,2 millions de dinars. La trésorerie nette ressort en revanche à -10 millions de dinars au 30 juin 2026, contre -3,3 millions de dinars un an plus tôt. L’entreprise indique que cette évolution, tout comme l’augmentation des charges financières, est en ligne avec l’accroissement de son niveau d’activité. Par ailleurs, « Smart Tunisie » a poursuivi le renforcement de ses effectifs, avec un nombre moyen de salariés porté à 222 à fin juin 2026, contre 215 un an auparavant, tandis que la masse salariale trimestrielle s’est élevée à 3,1 millions de dinars.
6 %
Le groupe « Sotuver » a enregistré une croissance de son activité au premier semestre 2026, soutenue par la forte dynamique du marché tunisien. Sur une base consolidée intégrant la filiale SGI, le chiffre d’affaires a atteint 144,115 millions de dinars MD à fin juin 2026, contre 136,104 MD un an plus tôt, soit une progression de 6 %. Au niveau de la société mère, les revenus ont connu une accélération plus marquée. Le chiffre d’affaires cumulé s’est établi à 69,764 MD, en hausse de 27 % par rapport au premier semestre 2025.
Cette performance repose principalement sur l’essor du marché local, dont les ventes ont bondi de 143 %, portées par la demande croissante de bouteilles destinées au secteur de l’huile d’olive. À l’inverse, les ventes à l’export ont reculé de 4 %. Cette évolution résulte d’un arbitrage industriel privilégiant les commandes des conditionneurs tunisiens exportateurs d’huile d’olive plutôt que d’un ralentissement de la demande internationale.
Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 41,693 MD, en progression de 36,7 % sur un an. Par ailleurs, l’endettement global a diminué de 17 % pour s’établir à 156,219 MD. Les investissements du semestre se sont élevés à 13,371 MD, essentiellement consacrés à la maintenance et à la pérennisation des équipements de production.



