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Échec au Mondial 2026 : l’ex-sélectionneur sud-coréen Hong Myung-bo auditionné par les députés

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  • 30 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Échec au Mondial 2026 : l’ex-sélectionneur sud-coréen Hong Myung-bo auditionné par les députés

L’ancien sélectionneur de l’équipe nationale de Corée du Sud, Hong Myung-bo, a été auditionné ce jeudi par les députés du Parlement à la suite de l’élimination de la sélection dès le premier tour du Mondial 2026. Devant les parlementaires, le technicien a reconnu assumer « l’entière responsabilité » de cet échec.

Bien qu’il ait démissionné dans la foulée du tournoi qui s’est achevé le 19 juillet dernier, Hong Myung-bo s’est présenté devant la commission parlementaire de la culture et des sports, chargée d’enquêter sur la gestion et le bilan de la Fédération sud-coréenne de football.

L’ancien défenseur international, héros de l’épopée de 2002 à domicile, fait l’objet de vives critiques de la part des supporters, des consultants et de la classe politique depuis la défaite surprise (0-1) face à l’Afrique du Sud lors de la dernière journée de la phase de groupes. À son retour au pays, il avait été hué par les fans, indignés par sa décision de laisser le capitaine vétéran Son Heung-min sur le banc au coup d’envoi de cette rencontre décisive, alors qu’un simple match nul suffisait aux Sud-Coréens pour rallier les 16es de finale.

Accusations de favoritisme et de népotisme

Dans un communiqué officiel, le Président de la République, Lee Jae-myung, a imputé cet échec à « des personnes incompétentes » nommées à des postes clés. Sans citer directement le sélectionneur, le chef de l’État a pointé du doigt un système de nominations miné par « le copinage et le favoritisme » au plus haut sommet du football national.

Hong Myung-bo (57 ans) a également été cuisiné sur des soupçons de « traitement préférentiel » lors de sa nomination à la tête de l’équipe nationale en 2024. Selon plusieurs rapports, les recruteurs de la fédération s’étaient directement déplacés dans son quartier pour des entretiens jugés opaques.

« Je pense que les procédures adéquates ont été respectées », s’est défendu le technicien devant les députés, niant avoir sollicité « le moindre privilège ou avantage particulier ».

Les parlementaires l’ont aussi interrogé sur des révélations faisant état d’un salaire annuel de 3,8 milliards de wons (environ 2,6 millions de dollars), ce qui en ferait l’un des sélectionneurs les mieux payés du circuit international. Hong Myung-bo a contesté ce chiffre tout en refusant de dévoiler le montant exact de sa rémunération.

« J’assume l’entière responsabilité »

Face aux vives réactions soulevées par cette élimination précoce, l’ancien coach s’est une nouvelle fois excusé : « J’étais le sélectionneur, et à ce poste, on est jugé sur les résultats », a-t-il déclaré. « Nos performances lors de cette Coupe du monde n’ont pas été à la hauteur des attentes, j’en assume donc l’entière responsabilité. »

La presse sud-coréenne avait pourtant qualifié ce groupe de « génération dorée ». Les espoirs du pays reposaient sur un effectif de haut niveau, emmené par l’ancienne vedette de Tottenham Son Heung-min, le défenseur du Bayern Munich Kim Min-jae, ainsi que l’ex-milieu de terrain du Paris Saint-Germain Lee Kang-in.

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Auteur

La Presse

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