A la une Société

Femmes tunisiennes : les maladies qui tuent davantage selon une nouvelle étude

Avatar photo
  • 2 août 2026
  • 3 min de lecture
Femmes tunisiennes : les maladies qui tuent davantage selon une nouvelle étude

Une récente étude tunisienne met en évidence des différences significatives entre les femmes et les hommes en matière de mortalité, révélant une exposition plus élevée des femmes à plusieurs catégories de maladies, notamment les affections cardiovasculaires, neurologiques, endocriniennes ainsi que les maladies rhumatismales et articulaires.
Réalisée par un groupe de médecins et publiée dans une revue scientifique spécialisée, l’étude intitulée “Les disparités selon le sexe dans les taux de mortalité en Tunisie” s’est appuyée sur les données statistiques de l’année 2022 fournies par l’Institut national de la santé publique (INSP).
Les chercheurs ont analysé les causes de décès chez les femmes et les hommes en calculant un indice permettant de comparer leur impact selon le sexe.

Des écarts importants pour certaines maladies

Les résultats montrent que les causes de décès liées aux maladies rhumatismales et articulaires sont nettement plus élevées chez les femmes, avec un indice estimé à 2.
Elles sont suivies par les maladies du système nerveux, avec un indice de 1,27, les maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques (1,22) ainsi que les maladies liées au système circulatoire (1,21).
L’étude détaille également certaines pathologies pour lesquelles l’écart entre les deux sexes est particulièrement marqué. Les maladies cardiaques et l’hypertension artérielle présentent ainsi un indice de 2,24, tandis que les maladies cérébrovasculaires atteignent 1,23. La maladie d’Alzheimer affiche un indice de 1,67 et la démence 1,50.
À l’inverse, certaines causes de mortalité apparaissent davantage associées aux hommes. C’est notamment le cas des tumeurs malignes, avec un indice de 0,78, des causes externes de décès (0,63) ainsi que des maladies respiratoires chroniques, dont le cancer du poumon (0,21).

Vers une approche de prévention adaptée au genre

Les auteurs de l’étude soulignent que ces différences de mortalité entre femmes et hommes s’expliquent notamment par des facteurs biologiques, mais également par des déterminants liés aux conditions de vie, aux comportements de santé et à l’accès aux soins.
Ils recommandent ainsi d’intégrer davantage une approche basée sur le genre dans les politiques de planification sanitaire, de prévention et d’organisation des soins.
Selon l’étude, cette adaptation devrait également prendre en compte les spécificités liées à l’âge et aux disparités régionales, afin de mieux cibler les actions de prévention et réduire les écarts observés entre les deux sexes.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page