Guerre au Moyen-Orient : L’Arabie saoudite aurait frappé une cinquantaine de fois le Yémen en 24h
Alors que les Houthis accentuent leur pression sur le terrain, ils accusent l’Arabie saoudite d’avoir mené plus de cinquante frappes aériennes au Yémen en vingt-quatre heures.
La Presse — Selon le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, l’aviation saoudienne a mené 54 frappes aériennes au cours des dernières 24 heures à l’aide d’avions D-15 et Typhoon ayant décollé de bases saoudiennes. Les bombardements ont principalement visé les régions de Taëz, Lahj, Al-Jawf, Marib et Hodeida.
Cette annonce intervient alors que le mouvement pro-iranien a infligé de sérieux revers aux forces gouvernementales yéménites et à la coalition saoudienne ces derniers jours. Ces frappes interviennent après une série d’avancées des Houthis, qui ont renforcé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, passage majeur du commerce maritime entre l’Europe et l’Asie.
Le mouvement a revendiqué lundi une attaque « de grande envergure » menée à l’aide de dizaines de missiles balistiques et de drone contre la base aérienne de King Khalid, à Khamis Mushait, dans le sud de l’Arabie saoudite.
Dans une déclaration relayée par l’Agence de presse saoudienne (SPA), le porte-parole officiel des forces de la Coalition pour le soutien à la légitimité au Yémen, le général de division Turki Al-Malki, a indiqué que la milice houthie avait mené, lundi, des attaques avec plusieurs missiles et drones contre des sites civils dans les villes de Khamis Mechait, Abha et Taïf, dans l’ouest de l’Arabie saoudite.
Ces attaques ont fait 13 blessés parmi les civils, souffrant de blessures légères à modérées, et endommagé plusieurs habitations ainsi que deux véhicules.
Al-Malki a affirmé que le commandement conjoint des forces de la Coalition avait traité ces attaques de manière responsable et ferme pour protéger la souveraineté du Royaume, les biens et les civils, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies, au principe de légitime défense et au droit international humanitaire.
Cette nouvelle poussée de tensions inquiète d’autant plus que les Houthis ont aussi pris pour cible des infrastructures pétrolières saoudiennes, contribuant à faire grimper le prix du pétrole au-dessus de 100 dollars. Le prince héritier Mohammed ben Salmane a reçu lundi à Djeddah le chef du Centcom américain, Brad Cooper, pour évoquer la situation régionale.
(Synthèse de médias)



