Reboisement des forêts brûlées : Les jeunes s’y mettent
Dans la région forestière d’Ennadhour (gouvernorat de Zaghouan), le jeune Mohamed El-Béji n’a pas attendu les ordres de personne pour s’attaquer au reboisement des forêts parties en fumée.
La Presse — Quand un jeune citoyen prend l’initiative de reboiser la montagne Ennadhour entre Raf Raf et Ghar El Melh, on ne peut que se féliciter de cet acte citoyen d’une ampleur sans précédent. Et qui prouve aussi que la Tunisie a réussi son pari sur sa jeunesse, son précieux capital.
Au moment où les forêts brûlaient, où les renégats applaudissent des deux mains cet acte maléfique, les pompiers et les agents de sécurité et les militaires passaient des jours et des nuits à combattre les flammes ravageuses. En parallèle à cet effort surhumain reconnu par l’ensemble des pompiers du monde, Mohamed El Béji a pris son courage à deux mains. Il n’a pas attendu les ordres ou les injonctions de quiconque pour réagir et assumer sa part de responsabilité et celle de ses pairs dans l’œuvre nationale de reconstruction.
Encore une fois, la culture militante enracinée dans la mentalité et le comportement quotidien a porté ses fruits. Un témoignage vibrant sur la décision de ne jamais déchanter mais de nourrir des espoirs en la terre bénie de la Tunisie.
Les dizaines d’hectares ravagés par le feu maudit, sous l’effet de la chaleur et de plusieurs inconscients parmi les Tunisiens encore sous le diktat des extrémistes, fleuriront de nouveau. Le désastre restera un mauvais souvenir que personne n’invitera jamais quand les patriotes célébreront les jours de la glorieuse histoire de leur pays.
Mohamed El Béji ne s’est pas contenté de la parlotte inutile dans les lieux publics. Il a plutôt dressé un plan général pour réunir les conditions optimales à l’aboutissement de l’œuvre qui rendra à Ennadhour sa vendure légendaire.
Et ce plan ne sera pas une œuvre personnelle ou une campagne de conjoncture. Mais bien une production générale à l’édification de laquelle participeront volontairement toutes les parties concernées et militantes pour assurer à la région un avenir radieux.
L’initiative a été placée sous la devise : «Le premier arbre sur le sommet le plus haut pour relever la dignité». L’appel lancé par Mohamed El Béji va droit au cœur. Parce qu’il est simple et clair comme l’eau de roche : «N’attendons pas demain pour changer. Chacun de nous est capable de changer».
Une journée est à célébrer comme la fête du reboisement des zones ravagées. Il innove toujours en appelant les propriétaires de restaurants d’été installés dans la région à apporter leur contribution à la réussite du plan en y adhérant activement.
Il s’agit maintenant de savoir comment les associations de la société civile vont réagir à l’appel pour y adhérer. La saison estivale n’est-elle pas le moment propice pour inciter les enfants, en vacances, à s’initier, dès leur plus jeune âge, à la préservation des richesses naturelles et de l’environnement.
Il est évident que les associations environnementales feront, malgré leurs ressources limitées, tout pour assumer la responsabilité leur incombant en la matière.



