Une maison entièrement calcinée à Moknine après le rétablissement du courant…
Un incendie d’origine électrique a ravagé une habitation dans le gouvernorat de Monastir. Privée d’eau pour stopper les flammes et empêcher leur propagation, avant l’arrivée des secours, une mère et ses deux enfants se retrouvent sans abri.
C’est dans une intervention sur les ondes de la Radio Jawhara Fm que la victime a raconté le calvaire de sa famille sinistrée à Moknine. Drame qui remet brutalement sur le devant de la scène la question les problèmes récurrents liés à la défaillance des infrastructures de distribution d’eau en Tunisie mais aussi aux dégâts que causent les délestages de l’électricité. En effet, un incendie domestique d’une rare violence a totalement détruit une résidence privée située à Moknine, localité du gouvernorat de Monastir. Fort heureusement, aucune victime humaine n’est à déplorer, mais les dégâts matériels s’avèrent lourds.
La propriétaire de la demeure a expliqué que le sinistre s’est déclaré de manière fulgurante au niveau de son appareil de climatisation, au moment précis où le courant électrique a été rétabli après une période de coupure de courant.
Le drame a pris une tournure encore plus dramatique où la victime a confié son impuissance face à la propagation rapide des flammes, n’ayant pu esquisser le moindre geste de premier secours à cause d’une interruption simultanée de l’approvisionnement en eau potable dans son quartier. Sans eau, le feu a dévoré l’intégralité du mobilier et des effets personnels avant que les unités de la protection civile ne parviennent à circonscrire le brasier. Submergée par la détresse, cette mère de famille a dû se résoudre à passer la nuit sur le trottoir avec ses deux jeunes enfants, sans la moindre solution de relogement d’urgence observant avec peine les débris de ce qui fût hier encore son foyer…
Face à cette situation, la résidente sinistrée a publiquement mis en cause les prestataires publics nationaux de gestion des énergies et des eaux. Elle attribue l’origine et la gravité du désastre aux surtensions consécutives aux coupures intempestives d’électricité ainsi qu’à l’absence de pression dans les conduits hydrauliques, des anomalies récurrentes qui privent les citoyens de leurs moyens de défense élémentaires face aux accidents domestiques.



