L’unité de traitement et de valorisation des déchets ménagers de Sedouikech (délégation de Midoun), dimensionnée pour absorber 50 000 tonnes par an, poursuit son cours. Répondant à une question écrite du député Ghassan Yamoun sur le « ralentissement » du dossier, le ministère de l’Environnement confirme la finalisation progressive des démarches techniques et écologiques.
Lancé en 2023, le chantier requiert un encadrement strict en raison du statut juridique du site, classé zone humide internationale Ramsar et intégré au domaine public hydraulique. La Direction générale des forêts n’a émis aucune réserve sur l’évaluation initiale, exigeant simplement une étude d’impact environnemental (EIE) soumise à l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE). Pour sécuriser la ressource en eau, le ministère a déjà installé des puits de surveillance de la nappe phréatique et validé l’étude hydrologique auprès du ministère de l’Agriculture.
Sur le terrain, un cabinet tunisien a bouclé la caractérisation des déchets, les levés d’aménagement et l’étude de faisabilité technico-économique. Les équipes rédigent actuellement l’avant-projet sommaire (APS) qui précédera la validation finale de l’EIE par l’ANPE.
Sur le plan financier, le modèle repose sur un partenariat public-privé soutenu par la Banque mondiale. En parallèle, un projet circulaire mené avec le PNUD et financé par l’Italie et le Japon déploiera en première phase une unité de biométhanisation traitant 6 000 tonnes de déchets hôteliers. Le ministère rappelle enfin que l’adhésion riveraine à ce complexe environnemental reste indissociable de l’aménagement de la zone industrielle voisine.



