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Moine Chaabani rate sa première avec l’équipe nationale : Est-ce une mission impossible ?

  • 27 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Moine Chaabani rate sa première avec l’équipe nationale : Est-ce une mission  impossible ?

Des choix qui ébranlent la confiance, l’ambiance et la relation avec le public, le sélectionneur national a intérêt à se revoir.

La Presse — Ce que nous avons craint est arrivé. Dorénavant, le spectacle sera sur le terrain et sur les gradins. Moine Chaâbani a réussi à mettre une bonne partie du public contre lui. Ses choix comme ses décisions prises à l’occasion de ce premier contact avec le public ont été catastrophiques.

On ne laisse pas sur le banc un joueur qui a le vent en poupe et qui a marqué régulièrement des buts impossibles depuis des semaines, pour désigner un autre sur la foi d’on ne sait quelle raison. Et maintenant, comment va se terminer cette histoire dont l’équipe de Tunisie aurait pu se passer ?

Nous avons déjà insisté sur l’importance du milieu ambiant. Notre public est ainsi fait. Il est impossible de le changer par l’effet d’une baguette magique. Il fonctionne aux émotions et Chaâbani n’a pas tenu compte de ce facteur. Il faudrait reconnaître que reconstituer un ensemble qui tangue, alors que les engagements se suivent, est difficile.

Une confiance détruite

Personne ne demandera à Chaâbani de se déjuger et de revenir sur ses choix. Mais persister dans l’erreur n’est pas du tout de l’autorité et risque de déborder sur l’arrogance qui détruirait les dernières miettes de confiance qu’on a bien voulu lui accorder en allant le débaucher au Maroc. Ce que nous craignons par contre serait qu’il n’aura plus l’occasion de corriger son erreur de jugement.

On dit que «si tout le monde juge que j’ai tort et que je suis le seul à soutenir que j’ai raison, c’est que j’ai tort». L’entame de cette mise à niveau de notre équipe nationale de football a été mal emmanchée. Effectivement, revoir l’effectif, faire revenir quelques cadres prêts à s’engager pleinement pour encadrer les jeunes lancés dans le bain, sans tricherie ni duperie, n’est pas de tout repos.

Nous n’oublierons jamais que quelques-uns de ces cadres faisaient passer les intérêts de leurs clubs avant ceux de l’équipe nationale, imposaient la formation et décidaient d’écarter ceux qui leur faisaient de l’ombre.

Est-il trop tard pour reprendre la situation en main ?

Auteur

Kamel GHATTAS

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