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Face à la canicule à Siliana: la seule piscine privée de la région tourne à plein régime

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  • 9 août 2026
  • 3 min de lecture
Face à la canicule à Siliana: la seule piscine privée de la région tourne à plein régime

Alors que les températures se sont envolées cet été, les appels des habitants du gouvernorat de Siliana se multiplient pour réclamer de nouveaux investissements dans les espaces récréatifs et sportifs. Pour la population locale, la création de ces infrastructures n’est pas un luxe mais une nécessité vitale : elles offrent un cadre sécurisé aux jeunes et aux enfants, leur évitant de se tourner vers des sites non aménagés et potentiellement dangereux.

Dans la chef-lieu de la région, la seule piscine privée de la ville tourne à plein régime. Dès les premières heures du matin, elle attire une foule nombreuse de tous âges cherchant à échapper à la chaleur accablante, s’imposant comme l’unique échappatoire pour les familles face au manque criant de bassins publics et de loisirs.

Mouna Ben Amor, une habitante croisée sur place, explique n’avoir eu d’autre choix que de se tourner vers cet établissement privé pour y amener ses deux filles, tout en saluant la qualité des services et des tarifs qu’elle juge abordables.

Le constat est encore plus amer pour ceux qui viennent de plus loin. Abdeljalil Yahyaoui et son épouse Sonia Abdelli ont fait le déplacement depuis la délégation de Bargou. Habitant une zone rurale dépourvue de la moindre structure de loisir, le couple n’hésite pas à parcourir 100 kilomètres aller-retour chaque jour pour offrir à ses enfants le droit de se rafraîchir. Ils plaident fermement pour un soutien accru aux initiatives privées afin d’encourager la jeunesse locale à dynamiser la région.

Face à cet engouement, le promoteur du projet, Mohamed Samti, confirme une hausse spectaculaire de la fréquentation en période estivale, particulièrement durant les week-ends. La demande dépasse parfois la capacité d’accueil de l’établissement, ce qui l’oblige à réguler le flux de visiteurs pour garantir leur sécurité et maintenir la qualité des prestations. L’espace, qui comprend un salon de thé, une salle des fêtes et la fameuse piscine, emploie actuellement six personnes et ambitionne d’agrandir ses équipes.

Le parcours de l’investisseur reste toutefois semé d’embûches. Mohamed Samti évoque l’exploitation très restreinte de sa salle des fêtes et la lourdeur des contrôles sanitaires récurrents imposés pour le bassin. La tension est même montée d’un cran vendredi dernier, lorsque les autorités locales ont tenté de fermer l’établissement, avant qu’il ne présente les documents attestant de la conformité totale de son projet.

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Auteur

La Presse

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