Editorial

Festivals d’été : Confirmations et polémiques

  • 9 août 2026
  • 3 min de lecture
Festivals d’été : Confirmations et polémiques

La saison des festivals bat encore son plein même s’il n’en reste qu’une dizaine de jours pour la plupart des scènes emblématiques, telles celles de Carthage, Hammamet, Bizerte, Sousse et bien d’autres moins huppées mais capables de drainer les grandes foules pour peu que les affiches s’y prêtent.

Les programmations des divers festivals de cette année n’ont pas laissé les mélomanes indifférents, prouvant, encore une fois, que les goûts et les couleurs ne se discutent pas avec l’émergence, parfois, d’âpres polémiques entre les “pour” et les “contre” un tel spectacle ou un tel autre chanteur.

Le principal objet de discorde a tourné autour du passage de certains artistes qualifiés par les uns de dépassés et n’ayant plus rien de positif à donner alors que d’autres estiment qu’ils méritent de donner sur la scène rien  que pour leur riche répertoire afin de permettre à leurs fans de vivre de beaux moments de nostalgie et de se rappeler le bon vieux temps.

Des polémiques d’un autre genre ont vu le jour quant aux critères de programmation des uns et non pas celle des autres ou encore l’accord pour des chanteurs étrangers et le refus pour ceux locaux, ce qui a entraîné la publication de communiqués incendiaires par des artistes tunisiens allant jusqu’à menacer, voire décider de boycotter les manifestations organisées sous la tutelle du ministère de la Culture.

On comprend le souci des organisateurs de joindre l’utile à l’agréable, à savoir la nécessité de remplir les caisses des festivals tout en préservant la vocation purement artistique de ce genre d’événements, mais sur le terrain, on constate la persistance des orientations vers les “grosses affiches” ciblant, en premier lieur, le succès financier.

Un point positif est à souligner en la matière, en l’occurrence le maintien du caractère multiculturel international et diversifié des festivals dans le sens où l’on a vu des propositions d’importants rendez-vous occidentaux, subsahariens, du Bénin, d’Italie, des USA et d’Espagne sans oublier les artistes de Libye, de Malte, de Chine, du Japon, en plus de ceux venus du monde arabe et les grandes têtes d’affiche tunisiennes ayant la capacité de “remplir” les gradins.

Le côté, jugé relativement négatif, est celui du nombre très réduit des pièces de théâtre, pourtant, un des points forts des sessions précédentes des festivals, tout en se félicitant du maintien de certains types de spectacles dont notamment le ballet de Flamenco en provenance d’Andalousie (Espagne).

Il est clair, bien entendu, qu’on se félicite de l’encouragement de l’orientation des festivals spécifiques, à savoir ceux du jazz de Tabarka, de la musique classique d’El Jem et de Dougga qui mettent en valeur le patrimoine historique et archéologique.

Sans se perdre en conjectures, il va de soi que la Tunisie est décidée à sauvegarder son image de terre de rencontre et plurielle sur le plan culturel en vue de confirmer son rayonnement artistique à l’échelle aussi bien régionale qu’internationale.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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