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Tamer Ashour à Carthage : une soirée placée sous le signe de l’amour et de la nostalgie

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  • 9 août 2026
  • 4 min de lecture
Tamer Ashour à Carthage : une soirée placée sous le signe de l’amour et de la nostalgie

L’artiste égyptien Tamer Ashour n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour se rapprocher du public de l’amphithéâtre de Carthage, car il a trouvé dans cette chanson émouvante, avec tout ce qu’elle recèle d’amour, de désir, de nostalgie, de reproches et de déception, une voie vers le cœur des spectateurs, lors d’une soirée marquée par une présence féminine remarquée, samedi soir, dans le cadre du 60e Festival international de Carthage (FIH).

Auteur, compositeur et interprète, Tamer Ashour signe l’intégralité de son œuvre musicale, des talents qui ont contribué à forger son expérience artistique et à asseoir sa présence sur la scène musicale égyptienne et arabe. Il a en effet écrit et composé pour lui-même ainsi que pour plusieurs artistes, parmi lesquels Fadl Shaker, Sherine Abdel Wahab et Bahaa Sultan, alliant ainsi dans son parcours la création et l’interprétation de chansons, et conférant à ses œuvres une singularité fondée sur la rencontre entre les paroles, la mélodie et la voix.

Sur la scène de Carthage, Ashour a présenté un bouquet de ses œuvres connues du public arabe, ouvrant la soirée avec des chansons telles que « Hekayat », « Hejini Mougou’ » et « Taslam wa Far ‘ala Nafsaka Ay Kalam », avant d’enchaîner avec plusieurs de ses titres qui ont fait sa renommée et auxquels son public s’est attaché au fil des années.

Le public n’avait rien d’ordinaire et semblait composé majoritairement de jeunes filles et de femmes, aux côtés de fans de différentes tranches d’âge. Il était clair qu’une grande partie du public était venue spécialement pour rencontrer un artiste dont les chansons évoquent des sentiments proches de la vie quotidienne, ainsi que des états émotionnels allant des débuts rêveurs aux ruptures amoureuses, en passant par la nostalgie, la séparation et les reproches qui les accompagnent.

Dans l’amphithéâtre, la chanson n’est pas restée un simple objet d’écoute et plusieurs passages se sont transformés en interprétation collective, le public reprenant les paroles en chœur avec Ashour, dans une scène qui reflétait à quel point ses chansons étaient gravées dans les mémoires et à quel point ses fans y étaient attachés.

À de nombreux moments, la chanson s’apparentait à une mémoire collective qui faisait revivre des expériences d’amour, d’attente et de déception.

Tamer Achour tire une partie de la singularité de son expérience de sa capacité à se concentrer sur les petits détails des sentiments humains, loin de toute complexité, ce qui a permis à ses chansons de toucher un large public, en particulier les jeunes et les femmes.

De plus, le fait de réunir l’écriture, la composition et l’interprétation lui a permis de présenter des œuvres portant sa marque artistique tant sur le plan de l’expression musicale que sur celui des émotions.

L’interaction du public de Carthage avec Achour ne reposait pas tant sur la nostalgie d’une expérience artistique particulière que sur la célébration d’un artiste présent sur la scène musicale arabe contemporaine, qui a su faire de la chanson sentimentale un espace d’expression de sentiments intemporels, non liés à une époque précise.

Ainsi, la soirée de Tamer Ashour à Carthage s’est davantage apparentée à une rencontre émotionnelle collective, au cours de laquelle les gradins et la scène ont partagé des paroles d’amour, de nostalgie et de séparation, dans un spectacle qui a réaffirmé une fois de plus la capacité de la chanson sentimentale à créer un lien direct entre l’artiste et son public, chaque auditeur trouvant dans les paroles un écho de sa propre histoire.

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Auteur

La Presse

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