Culture

Tamer Ashour au festival international de Carthage : Un succès public inattendu

  • 10 août 2026
  • 3 min de lecture
Tamer Ashour au festival international de Carthage : Un succès public inattendu

L’artiste  égyptien Tamer Ashour signe une performance mémorable lors de la 60e édition du Festival de Carthage. Malgré une notoriété initiale modeste en Tunisie, le chanteur a attiré une foule enthousiaste, majoritairement de femmes dévouées. L’artiste a interprété exclusivement ses propres compositions plutôt que de reprendre des classiques de la musique arabe. Un concert qui a mis en lumière son répertoire riche de dix-sept albums, naviguant entre des ballades mélancoliques et des rythmes pop modernes.

La Presse —Le compositeur et chanteur égyptien Tamer Ashour a fait sensation lors de sa première prestation, samedi soir, lors de la 60e édition du Festival de Carthage. Tout d’abord côté affluence, le public en masse, en très grande partie composé de femmes, s’est entassé sur les gradins et les chaises réservant un accueil chaleureux et enthousiasme à un artiste jusque-là peu connu.

A 22h00, l’orchestre sans chef, ce qui est assez rare dans ce genre de concert, était prêt quelques minutes avant l’entrée en scène de l’artiste sous une avalanche d’applaudissements, de cris et de you you de l’assistance. « J’adore les you you», s’adresse-t-il à ses fans et d’attaquer d’emblée son show avec «Hikayet », un titre que ses fans connaissent par cœur, mais pas que celui-ci, les 22 autres mélodies aussi, ce qui a sans doute surpris le chanteur qui ne s’attendait sûrement pas à un tel engouement.

Durant plus de deux heures, Tamer Ashour a interprété  son propre répertoire qu’il a composé lui-même, ce qui est rare. La majorité de chanteurs, montés sur la scène de Carthage ou dans d’autres festivals, propose un conducteur comprenant des compositions de répertoires de célébrités comme Oum Kathoum, Abdlelhalim Hafedh, Warda, George Wassouf ou autres. Le mérite de Tamer Ashour est d’avoir conçu son spectacle sur une production personnelle inédite et ne s’est pas contenté de réchauffés. Révélé dans les années 2000,  il a, à son actif, 17 albums dont les plus populaires : «Yaah», « Ayem», «Tegy Ntrahn», « Esht Maâk Hikayet», «Khayali», «Maoujouâ », etc. et a composé des chansons devenues populaires à des artistes de renom comme Nancy Ajram, Amel Maher, Mohamed Foued, Chririne et d’autres. Entre ballades romantiques et pop moderne ses chansons suscitent des émotions auxquelles le public semble être sensible compte tenu de la frénésie de ses fans qui connaissent mot à mot les paroles dont «Maoujouâ», «Chouftini», «Yaah», «Highili Maoujouâ», «Khalini Fi Houdhank», «Bye Bye».

La foule, brandissant éventails, et lampes de leur smartphone et lançant des you you à gogo, a servi de chorale à l’artiste heureux d’être  aussi populaire en Tunisie. Suivant la même lignée d’Amrou Diab, son thème musical ne se caractérise pas par un style particulier, il évolue sur un registre mélodique conforme à la mouvance entamée depuis quelques années en Egypte. Musique rythmique légère, paroles tantôt mélancoliques tantôt joyeuses voire festives que le public retient avec aisance.

La prestation au Festival de Carthage marquera, sans doute, la carrière fulgurante de cet artiste, qui jouit d’une notoriété acquise grâce à une production diversifiée sans oublier avec une couleur vocale spécifiquement égyptienne. Cette consécration sur la scène carthaginoise marque une étape cruciale dans la carrière de ce compositeur-chanteur prolifique.

Auteur

Neila GHARBI

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