Les films proposeront des regards féminins sur le monde et aborderont, au-delà des histoires racontées, des questions liées à la mémoire, à la société et aux réalités contemporaines.
La Presse — Nabeul, Hammamet et Bouargoub accueilleront, du 3 au 7 octobre prochain, la 7e édition du Festival international du film de femmes « Biouyounihena » (À travers leurs yeux). Pour cette nouvelle édition, le festival, organisé par la Fédération tunisienne des ciné-clubs (Ftcc) avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image (Cnci), place l’espoir au cœur de sa programmation, avec un slogan emprunté à Fairouz: « Oui… il y a de l’espoir ».
Loin d’être réduit à un simple mot d’ordre, cet espoir traverse une programmation qui veut faire dialoguer cinéma, condition féminine, mémoire, création et nouvelles formes d’expression. Pendant cinq jours, les projections seront accompagnées de rencontres, de masterclasses et d’ateliers.
La compétition officielle réunira 19 courts-métrages. Ces films proposeront des regards féminins sur le monde et aborderont, au-delà des histoires racontées, des questions liées à la mémoire, à la société et aux réalités contemporaines.
Le festival s’intéressera à la transmission et à l’expérimentation à travers un atelier intitulé « Minute Lumière » programmé tout au long de la manifestation et un atelier de pitch dédié au développement de projets et d’idées cinématographiques.
La question des mutations du cinéma sera également au centre des discussions organisées à Dar Jeelen. L’intelligence artificielle, le genre, les imaginaires de demain, la création et les nouveaux métiers du cinéma seront notamment abordés dans le cadre des dialogues créatifs.
Parmi les rendez-vous annoncés figure une masterclass consacrée à la cinéaste libanaise Heiny Srour, autour de son parcours et de son expérience. Le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah sera également présent pour une rencontre autour d’un « parcours cinématographique sensible à la cause féministe ». D’autres échanges s’intéresseront aux modèles de leadership féminin dans les industries culturelles et créatives, entre innovation, entrepreneuriat et impact culturel.
La programmation fera, par ailleurs, une place aux films qui interrogent la mémoire, les femmes et la guerre.
Parmi les projections spéciales figurent « My Father and Qaddafi », de Jihen Kikhia, « Leïla et les loups » et « L’heure de la libération » de Heiny Srour. Le programme « Gazaouiyat » réunira également quatre courts métrages.
L’ouverture et les projections officielles de la compétition se tiendront à la salle de cinéma de Hammamet, tandis que Dar Jeelen à Nabeul et la Maison de la culture de Bouargoub accueilleront les autres rendez-vous. Les films réalisés dans le cadre de l’atelier « Minute Lumière » seront projetés lors de la clôture, le 7 octobre.



