Face aux violations du cessez-le-feu : Beyrouth menace de cesser les négociations directes avec l’occupant sioniste
L’occupant sioniste propose d’établir de nouvelles zones-pilotes dans des localités situées à la lisière de la zone tampon de facto qu’il a instaurée au sud du Liban.
La Presse — En menaçant de ne pas participer au prochain cycle de négociations, le Liban adresse un message aux Etats-Unis pour qu’ils exercent des pressions sur l’entité sioniste.
Intransigeante, l’entité sioniste refuse la proposition libanaise d’élargir les « zones pilotes », qui devraient être placées sous le contrôle de l’armée libanaise, à de nouvelles localités occupées dans le sud du Liban. Dans ce contexte, les négociateurs libanais proposent les villes de Khiyam et Bint-Jbeil, situées respectivement à 5 et 3 kilomètres de la frontière.
L’attaque contre un véhicule militaire libanais près de Khiyam, dimanche, n’est pas anodine. Les sionistes veulent ainsi marquer leur rejet de la demande de Beyrouth.
Une décision aux répercussions internationales, mais à visée électoraliste. Benjamin Netanyahu s’est nettement opposé, dimanche 9 août, au plan de 15 points des Etats-Unis pour Gaza. L’armée sioniste « n’effectuera aucun retrait (du territoire palestinien, ndlr) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé », a affirmé Netanyahu.
La feuille de route, acceptée par le Hamas, était censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza. Le texte, émanant de l’organisation créée par le président des États-Unis pour s’opposer à l’Onu, devait mettre en œuvre le désarmement du Hamas et le retrait progressif de Tsahal de la bande de Gaza.
L’occupant sioniste propose d’établir de nouvelles zones-pilotes dans des localités situées à la lisière de la zone tampon de facto qu’il a instaurée au sud du Liban. Cependant, l’armée libanaise estime que ces villages ne sont pas occupés et, par conséquent, ne devraient pas être inclus dans ce dispositif expérimental.
Les négociateurs sionistes ont également rejeté la demande de Beyrouth de libérer les détenus libanais. Dans ce cadre, l’occupant veut faire une distinction entre les combattants du Hezbollah et les prisonniers civils.
(Synthèse de médias)



