Il est midi, ce dimanche 16 août 2026, au cœur de l’avenue Habib-Bourguiba, à Tunis. Mais l’horloge emblématique qui domine la place semble, elle, avoir décidé de remonter le temps : ses aiguilles affichent 9h15.
Un détail qui pourrait prêter à sourire s’il ne concernait pas l’un des monuments les plus reconnaissables de la capitale. Installée au cœur de l’une des principales artères de Tunis, cette horloge constitue depuis des années un repère visuel pour les habitants, les visiteurs et les automobilistes. L’avenue Habib-Bourguiba demeure en effet l’un des principaux axes urbains de la capitale.
Mais qui est chargé de veiller à son bon fonctionnement ? Qui contrôle régulièrement l’heure affichée et intervient en cas de dysfonctionnement ? Et surtout, combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que cette horloge retrouve l’heure exacte ?
La question mérite d’être posée, précisément parce qu’il ne s’agit pas d’une simple horloge installée dans un coin de rue. Le monument fait partie du paysage urbain de Tunis et occupe un emplacement hautement symbolique. L’horloge actuelle a remplacé en 2001 le premier “réveil-matin” installé à cet endroit en 1988.
À midi, elle indiquait 9h15. Une anomalie qui, au-delà de l’anecdote, renvoie à une question beaucoup plus simple : qui veille sur les symboles de notre capitale ?



