130 cas de guérison totale : Vers une éradication totale de l’hépatite C dans le Nord-Ouest d’ici 2030
La Tunisie maintient le cap vers ses objectifs sanitaires de la prochaine décennie. Lors d’une réunion d’évaluation de l’efficacité, sur le terrain, du Programme national d’élimination de l’hépatite virale C et qui a été tenue ce matin du lundi 17 août 2026 à l’École des sciences infirmières du Kef, les autorités sanitaires ont dressé le bilan de la lutte contre l’hépatite virale. Il en ressort la guérison totale de 130 patients au Kef et à Jendouba grâce à un protocole de soins gratuits.
Le bilan épidémiologique régional affiche des indicateurs particulièrement encourageants. Intervenant en marge de cette session qui a permis aux cliniciens, biologistes et décideurs du secteur d’évaluer un plan d’action d’envergure nationale initié en 2016, le directeur régional de la santé publique, Moncef Houani, a révélé que les 130 cas d’infection officiellement recensés ont été traités dans les gouvernorats du Kef et de Jendouba au cours des cinq dernières années. Grâce à un suivi médical de proximité et à des visites à domicile, l’intégralité de ces patients a été définitivement guérie, écartant ainsi tout risque de complications hépatiques majeures ou de transmission locale.
L’intervenant a noté que cette victoire médicale repose sur l’accessibilité et la gratuité totale du protocole de soins mis en place par l’État. Cette stratégie garantit la prise en charge intégrale des bilans biologiques, du dépistage et des traitements antiviraux de nouvelle génération. Administrée sur une période courte de trois mois, cette thérapie moderne affiche un taux d’efficacité thérapeutique de 95 %. Fort de ces résultats, la direction régionale réaffirme l’ambition nationale d’atteindre un niveau zéro infection d’ici l’horizon 2030.
Pour consolider ces acquis et sanctuariser les structures hospitalières, les autorités sanitaires s’apprêtent à lancer une campagne systématique de dépistage biologique au profit de l’ensemble du personnel médical et des agents de santé de la région. Cette mesure préventive vise à protéger les professionnels de première ligne et à éliminer tout risque de contamination nosocomiale.
Les spécialistes ont profité de ce rassemblement pour rappeler les principaux signes cliniques de vigilance de cette pathologie silencieuse, dominés par une asthénie sévère et l’apparition d’un ictère, caractérisé par le jaunissement de la peau et des conjonctives oculaires.
R.I



