Tunisie : démantèlement d’un réseau de trafic de devises et de blanchiment d’argent
Le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Tunis a émis des mandats de dépôt contre plusieurs membres présumés d’un réseau criminel spécialisé dans le trafic de fonds et le transfert illégal de devises à travers les zones frontalières.
Cette décision intervient à l’issue d’investigations sécuritaires et de renseignements ayant permis de mettre au jour les activités présumées d’un réseau organisé opérant dans le transfert clandestin d’importantes sommes d’argent.
Des suspects interpellés en flagrant délit
L’affaire a débuté après la réception par les services de sécurité spécialisés d’informations faisant état d’un projet visant à transférer illégalement d’importantes sommes en dinars tunisiens et en devises étrangères.
Sur la base de ces renseignements, une opération coordonnée a été mise en place par les services concernés.
Elle a conduit à l’interpellation des suspects en flagrant délit et à la saisie d’importantes sommes d’argent qui auraient été destinées au trafic.
Les forces de sécurité ont également saisi des moyens de transport ainsi que plusieurs documents susceptibles, selon les éléments de l’enquête, de renseigner sur le fonctionnement et les méthodes utilisées par le réseau.
Des rôles répartis au sein du réseau
Les premières investigations auraient mis en évidence une organisation structurée entre les différents membres présumés du réseau.
Selon les éléments de l’enquête, les rôles auraient été répartis entre plusieurs intervenants chargés notamment de collecter les fonds, de les transporter et de sécuriser les itinéraires empruntés pour les faire passer par les zones frontalières.
Les personnes interpellées font l’objet de poursuites pour des infractions liées notamment aux crimes financiers et de change, au blanchiment d’argent ainsi qu’à la constitution d’une entente criminelle.
Des mandats de dépôt émis après les interrogatoires
Après avoir interrogé les suspects et les avoir confrontés aux éléments saisis et aux indices recueillis dans le cadre de l’enquête, le juge d’instruction chargé du dossier a décidé d’émettre des mandats de dépôt en prison à leur encontre.
Les investigations se poursuivent afin d’établir les ramifications éventuelles du réseau.
Des recoupements techniques et financiers doivent notamment permettre de déterminer si d’autres personnes sont impliquées et d’identifier d’éventuelles connexions à l’intérieur comme à l’extérieur de la Tunisie.
L’enquête judiciaire reste en cours et devra déterminer les responsabilités individuelles des différentes personnes mises en cause.



