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Escalade entre les Etats-Unis et l’Iran : Trump compte intensifier sa pression économique sur l’Iran

  • 21 août 2026
  • 4 min de lecture
Escalade entre les Etats-Unis et l’Iran : Trump compte intensifier sa pression économique sur l’Iran

Le président américain, Donald Trump, a annoncé hier ce qu’il a décrit comme les mesures économiques «les plus dévastatrices» contre l’Iran, menaçant de graves conséquences économiques les pays qui apportent un soutien quelconque à Téhéran.

Sur son compte Truth Social, le président américain, Donald Trump, a déclaré que les États-Unis imposeraient à l’Iran «une guerre et un isolement économique d’une ampleur sans précédent», accusant Téhéran d’avoir refusé de saisir l’occasion de conclure un accord avec Washington.

Trump a indiqué que ces nouvelles mesures visaient à isoler l’Iran et à paralyser sa capacité à poursuivre ses activités, soulignant que l’Iran «ne possédera jamais d’arme nucléaire».

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré hier que la pression économique exercée par les Etats-Unis contre l’Iran avait pour objectif «la chute» du pouvoir à Téhéran. «Cela va fonctionner en Iran et nous allons faire chuter ce régime», a-t-il affirmé à la chaîne américaine Cnbc. «Ce sera la plus grande opération coordonnée d’isolement économique du monde».

Washington a prévenu hier ses alliés, par la voix de son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, que ceux qui ne soutiendraient pas sa guerre économique contre l’Iran seront considérés comme étant «contre nous», l’objectif affiché étant de «mettre fin à ce régime meurtrier».

Dans une interview accordée à Cnbc, Scott Bessent a également appelé la Chine à «se mettre au diapason» si Pékin souhaite «voir le détroit [d’Ormuz] rouvert et les prix de l’énergie redescendre», rappelant que 50% de l’énergie consommée par la deuxième économie mondiale provient du Moyen-Orient.

Un récent rapport du Centre d’études stratégiques et internationales, Csis, avait pointé du doigt, malgré les propos inverses avancés par Donald Trump, une pénurie des stocks d’armements américains. Si les États-Unis restent la plus grande puissance militaire au monde, il n’en reste pas moins que leur armée rencontre certaines difficultés dans cette guerre.

Mais Donald Trump n’a pas dit son dernier mot. L’armée américaine n’est pas le seul outil que le président américain a sous le coude. Depuis le début de la guerre contre l’Iran, les États-Unis ont mené une politique de «pression maximale» consistant à imposer des sanctions économiques à l’Iran. 

Malgré tout, Donald Trump n’a pas encore réussi à faire plier Téhéran, qui verrouille toujours le détroit d’Ormuz, par où transitait, avant la guerre, un cinquième des hydrocarbures mondiaux et qui constitue un levier stratégique face à Washington.

Le président américain ne lâche rien et continue d’imposer cet étranglement économique. Dans un message posté via son compte officiel Truth Social, Donald Trump a annoncé que «Tout pays qui permettra à ses institutions financières, ses entreprises, ses aéroports ou ses organismes publics d’apporter une quelconque bouée de sauvetage à l’Iran devra lui-même faire face à d’«énormes conséquences économiques». Le président américain a ensuite ajouté que ce jour-là serait un «Economic D-DAY», soit, en français, «un Jour J Économique».

Donald Trump, à travers son message, a exigé que cessent «la contrebande de pétrole, les échanges de devises et les transferts de liquidités». Déjà la semaine dernière, le secrétaire au Trésor,Scott Bessent, avait menacé l’Iran d’un isolement économique «comme le monde n’en a jamais vu». Mais malgré ces actions et menaces américaines, l’Iran ne laisse pas tomber les armes. Même si son économie est fragilisée par des décennies de sanctions internationales, l’Iran n’a aucune intention de plier et n’a toujours pas rouvert le détroit d’Ormuz.

(Synthèse de médias)

Auteur

Nizar Hajbi

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