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Economie nationale : Passage, au plus vite, à la reconstruction

  • 23 août 2026
  • 4 min de lecture
Economie nationale : Passage, au plus vite, à la reconstruction

Le Président de la République rappelle, dans les différentes rencontres avec les membres du gouvernement, que la «phase actuelle exige un passage rapide à l’action concrète et à la réalisation de résultats immédiats et bien visibles».
Une phase assez critique qui nécessite une discipline managériale rigoureusement observée, une mentalité positive et optimiste, de la responsabilisation et de l’engagement inconditionnel.

La Presse — A l’approche de la rentrée administrative, qui serait certainement très sensible, notre politique de développement socioéconomique a grandement besoin d’une mentalité positive et optimiste, d’une implication totale des différents acteurs et d’une discipline managériale et financière assez rigoureuse.

D’ailleurs, le Président de la République rappelle, à chaque fois, que la «concrétisation d’une croissance durable repose, avant tout, sur la valorisation des choix nationaux, l’assainissement des secteurs clés, la lutte contre l’économie de rente et la bonne conduite, bien entendu, de la vision stratégique retenue par le Plan de développement 2026-2030.

On reconnaît, certes, que de tels enjeux sont plutôt complexes étant les difficultés qui marquent la conjoncture internationale, mais notre pays est en mesure de relever le pari pour peu que la trajectoire à suivre soit claire et progressive.

Et ce n’est, certainement, pas un hasard si le Chef de l’Etat réaffirme, souvent, la nécessité d’une responsabilisation sincère pour bien conduire les grands chantiers nationaux. Tout en se conformant, bien évidemment, à une échelle de priorités bien planifiée.

Dans ce tableau de projections, la consolidation de la souveraineté économique et financière, le compter-sur-soi et la valorisation des ressources propres de l’Etat, loin des diktats étrangers, se retrouvent en pole position. Tout comme la garantie d’une forte productivité, à travers un fort contenu technologique, et la réhabilitation de nos activités stratégiques, qui se retrouvent, depuis quelque temps, minées par la mauvaise gestion, le manque de transparence et, également, la corruption. Des facteurs qui, faute de réactions rigoureuses, ont permis aux monopoles de percer.

Ce souci de réhabilitation doit s’appliquer, aussi, à nos entreprises publiques qui continuent à peser sérieusement sur nos finances publiques, en raison du manque d’innovation, de modernisation et de bonne gouvernance.

En plus clair, tout confirme qu’il n’est plus question aujourd’hui de surfer ou encore de continuer à schématiser notre avenir socioéconomique, une phase qui a épuisé le délai qui lui a été accordé. Grave, l’heure est plutôt à l’application et à l’exécution.

Elargissement des marges budgétaires

De ce fait, la nouvelle rentée administrative est une période charnière pour acter toutes les planifications et les stratégies conçues et prétendre, ainsi, à une reconstruction réelle.

D’ailleurs, le Président de la République soutient, dans les différentes rencontres avec les membres du gouvernement, que la «phase actuelle exige un passage rapide  à l’action concrète et à la réalisation de résultats immédiats et bien visibles».

Reste que ce passage au concret ne serait pas de tout repos, il est plutôt exigeant, complexe et a besoin, de toute évidence, d’une action publique coordonnée, responsable, transparente et bien conforme aux urgences socioéconomiques.

A ce stade des urgences, l’élargissement des marges de financement de l’économie tunisienne est une priorité absolue pour garantir un aboutissement rapide et «heureux» aux différents programmes et projets engagés.

Pour cela, notre économie aurait certainement besoin d’une assise budgétaire assez compacte et qui devrait reposer sur l’optimisation de nos ressources propres, grâce, notamment, à la consolidation du rendement fiscal, déjà encourageant, à la maîtrise des dépenses publiques, à travers la réduction de notre dépendance énergétique, la revalorisation de l’investissement aussi bien privé que public, la lutte contre la fuite des capitaux et la diversification des mécanismes de création de richesses.

L’appareil productif, et d’une manière plus large, nos secteurs économiques stratégiques, entre autres l’activité minière, le textile, l’automobile et les industries mécaniques et électriques, sont appelés également à retrouver leur rythme habituel, étant l’importance de leur valeur ajoutée ou leur capacité à créer de l’emploi, un axe majeur de la politique économique nationale.

Toutefois, la concrétisation de toutes ces orientations doit être accomplie avec prudence et dans le cadre d’une politique de veille fiable, vu la volatilité durable du marché économique international, ce qui ne permet aucun laisser-aller.

Auteur

Anis SOUADI

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