Cette édition du Fifak est liée à l’actualité mondiale et l’évolution du septième art. Elle adopte le slogan « Défi et renouveau » marquant sa volonté de s’adapter aux transformations contemporaines tout en restant fidèle à ses racines.
Autour d’un thème central : « Cinéma et image… en temps de guerres et de crises », le festival réaffirme ainsi plusieurs engagements majeurs à travers sa programmation tout en maintenant sa mission éducative et en cherchant à façonner la conscience par l’image face aux crises politiques, sociales et culturelles actuelles.
La Presse — Kélibia, citadelle du cinéma amateur, s’illumine de mille lumières en cette fin d’été alors que les vacanciers s’apprêtent à plier bagages et que les festivals s’éclipsent progressivement pour laisser place au septième art. Le théâtre de plein air de la Maison de la culture Zine Safi de Kélibia a abrité, dimanche 23 août, l’ouverture de la 39e édition du Festival international du film amateur de Kélibia (Fifak), placée, cette année, sous le thème de « La création cinématographique en période de conflits ».
Le public est venu nombreux assister à la soirée consacrée à l’hommage de l’acteur palestinien Mohamed Bakri, qui avait présidé le jury de la compétition internationale de la 33e édition en 2017. A cette occasion, ont été projetés deux courtes vidéos : « Up shot » fiction de 23 minutes de la réalisatrice Maha Haj sur l’impact psychologique de la guerre sur un couple vivant isolé dans une ferme et « Le monde » fiction de 5 minutes signé Yafa Bakri autour d’un anniversaire sur fond de guerre à Gaza. Le film mêle à la fois la joie et la tristesse, la vie et la mort.
Auparavant, la cérémonie a démarré avec un mini concert de musique du groupe « Ankhab » dédié à feu Amar Guesmi, ancien cinéaste amateur. Face à de jeunes cinéphiles excités, le chanteur de la formation a fredonné des airs engagés connus pour saluer la mémoire de ce militant de la culture et du cinéma.
Par la suite, Hichem Toumi, directeur de la session et président de la Ftca, a, notamment, indiqué au cours de son allocution que Kélibia demeurera à jamais une citadelle inaliénable qui fait la fierté de tous les cinéastes du pays, avant de remercier les différents partenaires à l’instar du ministère des Affaires culturelles et du Cnci ainsi que des sponsors.
Le programme de cette 39e édition propose diverses compétitions nationales et internationales, ainsi que de nombreuses projections parallèles qui valorisent le cinéma indépendant. Une place centrale est accordée à la formation technique et artistique grâce à dix ateliers spécialisés couvrant des domaines allant de l’intelligence artificielle à l’écriture du scénario.
Ce rendez-vous culturel, soutenu par le ministère des Affaires culturelles, aspire à renouveler son héritage tout en défendant un cinéma libre et engagé. En s’appuyant sur l’expertise de professionnels, le festival réaffirme son rôle de laboratoire artistique essentiel pour la jeunesse.
Cette édition du Fifak est liée à l’actualité mondiale et l’évolution du septième art. Elle adopte le slogan « Défi et renouveau » marquant sa volonté de s’adapter aux transformations contemporaines tout en restant fidèle à ses racines. Autour d’un thème central : « Cinéma et image… en temps de guerres et de crises », le festival réaffirme ainsi plusieurs engagements majeurs à travers sa programmation tout en maintenant sa mission éducative et en cherchant à façonner la conscience par l’image face aux crises politiques, sociales et culturelles actuelles.
D’autre part, il vise à développer une conscience cinématographique responsable en favorisant l’esprit critique et la réflexion. Il se veut aussi une plateforme pour les expériences artistiques indépendantes et un laboratoire pour découvrir de nouvelles voies dans le cinéma. Le Fifak promeut donc un cinéma libre et créatif dans ses choix artistiques.
L’objectif consiste à utiliser la connaissance esthétique comme une boussole pour aider les cinéphiles à percevoir le monde au-delà de la logique du marché et de la consommation de masse. La dimension formatrice est primordiale avec l’organisation d’ateliers couvrant diverses disciplines (scénario, son, photographie, critique, etc.).
Le festival s’engage concrètement à travers des thématiques spécifiques comme la photographie des droits humains (en collaboration avec Amnesty International), l’impact de l’intelligence artificielle sur le cinéma et la préservation de la mémoire du patrimoine.
La programmation est structurée autour de trois compétitions : internationale, nationale et photographie et scénario. En plus de ces compétitions, seront organisées des projections spéciales et parallèles.
La dimension formatrice est centrale avec l’organisation de dix ateliers couvrant diverses disciplines artistiques qui sont encadrés par des experts, des spécialistes et des universitaires : « Portrait d’une ville en transition » animé par Zakaria Chaïbi, « Film documentaire » animé par le réalisateur Abdelaziz Bouchmel, « Ecriture de scénario » avec Taher Ben Ghedifa, « Son » avec l’ingénieure Malika Chaâbane, « Expression au cœur du patrimoine » animé par Sadok Ben Turkia, « Photographie des droits humains », organisé en collaboration avec Amnesty international (section Tunisie) et l’association « Kalam », « Intelligence artificielle et cinéma » animé par Imed Radhouani (formateur en cinéma) et Dhiaeddine Lamjed (ingénieur du son), « Critique et analyse de films » dirigé par le réalisateur Ghassen Amami, « Langage visuel et narration par l’image » par Kamel Bellil et « l’image : mémoire du patrimoine » conduit par Nabila Gouider.
Ces ateliers offrent aux cinéastes amateurs l’opportunité de découvrir différents univers esthétiques et d’approfondir leurs connaissances techniques dans un cadre professionnel.



