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Électricité : un déficit de 2.000 MW aux heures de pointe, le syndicat réclame quatre nouvelles centrales

  • 25 août 2026
  • 3 min de lecture
Électricité : un déficit de 2.000 MW aux heures de pointe, le syndicat réclame quatre nouvelles centrales

Le déficit de production d’électricité en Tunisie atteint environ 2.000 mégawatts (MW) durant les heures de pointe, selon le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, Elyes Ben Ammar, qui estime que la résorption de ce déficit nécessite la construction d’au moins quatre nouvelles centrales électriques.

Intervenant ce mardi 25 août 2026 sur Diwan Fm, le responsable syndical a imputé la responsabilité des coupures périodiques d’électricité liées aux opérations de délestage aux structures administratives, à la direction générale de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et à l’autorité de tutelle.

Il a précisé que les agents de la STEG se limitent à appliquer les décisions de délestage afin de préserver l’équilibre du système électrique et d’éviter son effondrement.

Un déficit qui se creuse aux heures de pointe

Selon Elyes Ben Ammar, le déficit quotidien atteint environ 2.000 MW pendant les périodes de forte demande. Il estime que les solutions mises en œuvre à court terme, notamment le recours au soutien de l’Algérie, ne permettent pas à elles seules de combler un écart de cette ampleur.

Le responsable syndical attribue cette situation à plusieurs facteurs accumulés au fil des années, notamment une évolution de la consommation plus rapide que celle de la capacité de production, le retard pris dans la réalisation de plusieurs projets ainsi que la lenteur des procédures et des autorisations nécessaires à la mise en œuvre de nouveaux projets.

Il affirme également que les investissements dans le secteur de l’énergie n’ont pas enregistré, depuis 2020, un rythme suffisant pour répondre aux besoins croissants du pays.

Quatre nouvelles centrales pour renforcer la production

Pour faire face à ce déficit, Elyes Ben Ammar estime que la Tunisie doit engager la construction d’au moins quatre nouvelles centrales de production d’électricité.

Il appelle, dans ce contexte, à accélérer les procédures administratives et les autorisations nécessaires à la réalisation des projets énergétiques, estimant que le rythme actuel ne permet pas de répondre suffisamment rapidement à l’évolution de la demande.

Le responsable syndical considère par ailleurs que les décisions de délestage relèvent de la direction de la STEG et de l’autorité de tutelle et ne sont pas du ressort de la Fédération générale de l’électricité et du gaz ni des agents chargés de leur exécution.

Vers un été 2027 plus difficile ?

Elyes Ben Ammar a également mis en garde contre le risque de voir l’été 2027 être plus difficile que celui de 2026 si le dossier de la production électrique continue d’être traité au rythme actuel.

Il appelle ainsi à associer les représentants syndicaux et les experts aux discussions sur les solutions à mettre en œuvre et à ouvrir un dialogue entre les différentes parties concernées.

La Fédération générale de l’électricité et du gaz se dit, pour sa part, disposée à contribuer à la recherche de solutions à long terme, avec pour objectif d’éviter la répétition des épisodes de déficit de production et de délestage durant les prochaines périodes estivales.

Auteur

M. B

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