Face aux tensions sur l’approvisionnement en eau minérale en bouteille, la Chambre syndicale nationale des fabricants de boissons non alcoolisées est sortie du silence pour clarifier la situation. L’organisme assure que l’appareil productif national tourne actuellement à sa capacité maximale pour satisfaire la demande. L’ensemble des acteurs du secteur travaille en étroite coordination avec les autorités afin de rétablir un rythme d’approvisionnement normal dans les plus brefs délais.
Chaleur extrême et pannes d’électricité
Dans un communiqué explicatif, la Chambre précise que la situation fait l’objet d’un suivi permanent lors de réunions régulières avec le ministère du Commerce et l’Office national du thermalisme et des hydrothérapies. La répartition des volumes disponibles est ajustée par région, sous la tutelle des directions régionales du commerce, pour garantir une distribution équitable sur tout le territoire.
Les perturbations actuelles s’expliquent d’abord par un bond inédit de la consommation, la demande ayant augmenté de près de 30 % par rapport aux moyennes habituelles sous l’effet des vagues de chaleur intense. À cela s’ajoutent les coupures de courant répétées dans plusieurs régions, qui ont contraint de nombreuses usines d’embouteillage à suspendre temporairement leurs activités. La combinaison de ces facteurs a rapidement entraîné l’épuisement intégral des stocks stratégiques, pourtant constitués durant l’hiver pour absorber le pic estival.
Les accusations de spéculation démenties
La Chambre syndicale dément fermement les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux accusant les industriels de rétention de stocks à des fins spéculatives. Elle rappelle que la constitution de stocks spéculatifs est techniquement et économiquement absurde dans le contexte actuel. La forte demande étant strictement conjoncturelle, elle devrait se résorber naturellement avec la baisse progressive des températures.
Les industriels appellent enfin les consommateurs à s’informer auprès des sources officielles et à éviter les achats de panique, qui ne font qu’accentuer inutilement la pression sur le marché.



