Economie

Cours de l’or : le gramme de 18 carats pourrait frôler les 500 dinars d’ici décembre

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  • 27 août 2026
  • 2 min de lecture
Cours de l’or : le gramme de 18 carats pourrait frôler les 500 dinars d’ici décembre

Après une brève période de repli, les cours de l’or sont repartis à la hausse en Tunisie. Le métal jaune reste plus que jamais suspendu aux tensions géopolitiques et économiques mondiales et les prévisions s’accordent sur une poursuite nette de cette tendance haussière dans les mois à venir.

Hatem Ben Youssef, Président de la Chambre nationale des bijoutiers, explique que le marché a subi de plein fouet les soubresauts internationaux des dernières années, de la guerre russo-ukrainienne aux tensions liées au conflit américano-sioniste contre l’Iran, redéfinissant ainsi les règles du jeu à l’échelle globale.

Cette nouvelle envolée fait suite à une phase de creux liée à un ralentissement des ventes mondiales. En effet, le volume moyen des transactions internationales est tombé d’environ 27 tonnes par mois en 2025 à seulement 5 tonnes mensuelles par la suite, ce qui a temporairement pesé sur les cours.

Une hausse prévisionnelle de 20 % d’ici la fin de l’année

Sur le plan local, le prix du gramme de lingot de 18 carats est déjà passé d’environ 280 dinars à près de 320 dinars actuellement. Selon le Président de la chambre des bijoutiers, la dynamique ne va pas s’arrêter là : une augmentation d’environ 20 % est attendue d’ici le mois de décembre. En bijouterie, le prix du gramme de 18 carats pourrait ainsi atteindre une fourchette comprise entre 480 et 500 dinars.

Cette flambée est largement entretenue par la stratégie des banques centrales, notamment en Asie et en Chine, qui accumulent massivement des réserves d’or. Les données du conseil mondial de l’or indiquent que les achats nets des banques centrales ont atteint 289 tonnes au deuxième trimestre 2026, marquant un bond significatif par rapport au premier trimestre. La Chine a, à elle seule, étoffé ses réserves de 33 tonnes sur cette même période.

Tant que Pékin et les puissances asiatiques soutiendront la demande mondiale, les prix resteront orientés à la hausse. En Tunisie, où le cours dépend directement de l’once internationale et du taux de change du dinar face au dollar, le marché national demeure particulièrement vulnérable à ces secousses exogènes.

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Auteur

La Presse

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