À l’approche de la rentrée scolaire, la sécurisation des établissements d’accueil des enfants et la lutte contre la prolifération des locaux clandestins s’imposent comme une priorité absolue. Dans ce cadre, la présidente Chambre nationale des crèches et jardins d’enfants, Nabiha Kammoun, exhorte les parents à s’assurer de la conformité légale des établissements d’accueil.
Intervenant aujourd’hui, samedi 29 août 2026, au micro de la Radio Nationale, Nabiha Kammoun, a invité les familles à faire preuve de la plus grande vigilance avant de valider l’inscription de leurs enfants au sein des structures privées de garde. Dans ce même ordre d’idées, elle a insisté sur l’obligation d’exiger les preuves matérielles rattachées à l’autorisation officielle d’ouverture délivrée par le ministère de tutelle.
Pour guider les familles dans ce processus d’audit de proximité, la responsable a détaillé la nomenclature des indicateurs réglementaires non négociables qui attestent de la légalité d’un établissement. « Un jardin d’enfants ou une garderie en règle doit impérativement justifier d’un contrat d’assurance en cours de validité couvrant la responsabilité civile des mineurs, s’acquitter de ses obligations fiscales de manière transparente et disposer de modules fonctionnels de premiers secours encadrés par un personnel formé aux gestes de sauvetage », a-t-elle précisé.
Et d’ajouter que les tuteurs légaux devraient impérativement effectuer une visite d’inspection approfondie de ces établissements avant tout engagement financier. « Il faut s’entretenir directement avec le corps professoral et exiger la délivrance d’un récépissé officiel de dépôt de dossier, un document comptable obligatoire pour valider l’inscription dans les registres nationaux », a-t-elle noté.
Cela dit, l’analyse de la conjoncture économique sectorielle met en évidence une reprise d’activité timide pour cette rentrée. L’intervenante a, en effet, observé une retard au niveau des inscriptions. Chose qui suscite l’attention des gestionnaires de structures. « Le rythme des inscriptions demeure particulièrement atone et en deçà des attentes à la date d’aujourd’hui, une lenteur imputable aux arbitrages budgétaires des ménages et au prolongement de la trêve estivale », note la présidente de la chambre.
Et d’ajouter que la direction anticipe néanmoins un ajustement mécanique du marché et une accélération massive des flux d’immatriculation dès le début du mois de septembre tout en exhortant les parents à ne pas céder à la précipitation de dernière minute pour ne pas orienter leurs enfants vers des espaces non répertoriés qui échappent aux contrôles des inspecteurs de l’enfance sous l’effet de la pression.



