Signée par 61 élus, dépôt officiel d’une pétition pour une plénière extraordinaire au Parlement
Le député Mohamed Ali confirme le dépôt légal et officiel d’une pétition au bureau d’ordre de l’assemblée. Et ce, pour exiger la comparution des membres du gouvernement pour débattre de la crise des services publics.
Intervenant ce lundi 31 août 2026 au micro de Jawhara FM, le député a annoncé que la requête formulée pour interrompre les vacances parlementaires et organiser une plénière extraordinaire et qui a été signée, samedi, par un collectif de 56 élus, a été renforcée par cinq nouveaux signataires. L’intervenant a jouté que le document, désormais signé par 61 élus, a été déposé aujourd’hui même auprès du bureau d’ordre général de l’Assemblée des représentants du peuple. « Cette démarche administrative, a-t-il noté, vise à acter la clôture anticipée de la trêve estivale et à imposer la convocation d’une session plénière extraordinaire d’urgence pour débattre de la dégradation des indicateurs économiques et sociaux du pays ».
Il a laissé entendre que le volume d’engagements nominatifs dépasse largement le quorum constitutionnel tiers requis par les textes fondamentaux pour forcer la reprise des travaux de l’Assemblée en période de vacances. « La validation de ces 61 émargements confère une légitimité juridique à la requête », indique-t-il tout en ajoutant que les initiateurs du projet insistant sur le fait que « la détresse quotidienne des citoyens face aux pannes d’infrastructures ne saurait s’accommoder d’un calendrier de repos législatif ».
Il est à rappeler que cette initiative des parlementaires vise à ce que cette session extraordinaire soit une véritable séance d’audition et de reddition des comptes. Les députés finalisent l’ensemble des protocoles procéduraux pour que la présidence de l’institution émette les convocations officielles à l’adresse des membres du pouvoir exécutif. Les élus exigent que les ministres sectoriels se présentent en personne dans l’hémicycle de Bardo pour s’expliquer sur la gestion des crises récurrentes de l’eau et de l’électricité, l’objectif étant de substituer des solutions concrètes et transparentes aux simples communiqués de justification administrative.



