L’EST chute face à la JS Omrane : Trop de philosophie nuit au football…
En laissant ses deux arrières de métier sur le banc, Laurentiu Reghecampf a pris un gros risque. Et quand il a voulu rectifier le tir, l’expulsion de Mohamed Ben Ali a chambardé tous ses plans.
La Presse — Le pire dans l’histoire, ce n’est pas la défaite de l’Espérance en elle-même, mais sa déclaration inappropriée après le match : « Les commentaires des gens ne m’intéressent pas. Je crois en mes idées, j’y tiens et je les appliquerai », a déclaré à chaud Laurentiu Reghecampf.
Les gens en question sont en premier lieu les supporters du club, mais aussi les consultants, voire les journalistes sportifs. Mettre tout ce beau monde sur le dos n’est certainement pas la stratégie de communication adéquate à adopter par le technicien roumain.
Cela dit, ses idées en question intriguent. Il a entamé le match sans deux arrières de métier, préférant laisser sur le banc des remplaçants Mohamed Ben Ali et Nidhal Laifi. A la place, il a débuté avec trois axiaux : Hamza Jelassi à droite, le milieu défensif Jesús Castillo au centre et Raed Chikhaoui à gauche.
En phase offensive, Castillo monte d’un cran pour épauler ses camarades. Avec un entrejeu composé déjà de six joueurs, ça se bascule au milieu du terrain, sans compter un avant-centre peu efficace, car il manque de percussion, à savoir Achref Jabri. Et puis, pourquoi tout ce beau monde à l’entrejeu ? Une approche aussi étrange qu’inefficace.
Il a cru à ses idées, moins d’une heure !
En réalité, Laurentiu Reghecampf n’a cru en ses choix en défense que 56 minutes avant de décider de faire rentrer ses deux arrières de métier, Mohamed Ben Ali et Nidhal Laifi et revenir ainsi à une défense à quatre.
Et au moment où il a cherché à rééquilibrer son jeu, l’expulsion de Mohamed Ben Ali, à peine six minutes après son entrée sur le terrain, a fait capoter tous les plans de Laurentiu Reghecampf, vu qu’il avait épuisé tous ses changements.
Moral de l’histoire : trop de philosophie nuit au football. Ce n’est pas parce que les deux arrières, Ben Ali et Laifi, n’étaient pas suffisamment convaincants lors du match d’ouverture de la saison, qu’on les met sur le banc des remplaçants le match suivant.
Et puis, Youssef Belaïli n’est pas encore prêt physiquement, faute de préparation adéquate. Autant le convoquer après avoir achevé sa préparation. A défaut, il fait plus de tort à l’équipe que de bien.
Quant à Achref Jabri, il est temps qu’il se remette en question. Il entame sa deuxième saison de suite sans rien montrer.



