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Prêts sur l’honneur : que risque-t-on en cas de non-remboursement ?

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  • 3 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Prêts sur l’honneur : que risque-t-on en cas de non-remboursement ?

Les prêts sur l’honneur sont des financements accordés sur la base de la confiance, sans obligation de fournir des garanties réelles et sans intérêts, commissions ni frais supplémentaires, a indiqué, ce jeudi 03 septembre 2026, l’expert en fiscalité Mohamed Salah Ayari.

Intervenant sur Jawhara FM, il a précisé que ces financements concernent les banques et non les personnes dont les salaires sont versés par La Poste tunisienne.

Selon Mohamed Salah Ayari, plusieurs catégories peuvent bénéficier de ces prêts, notamment les particuliers souhaitant obtenir des crédits à la consommation, les porteurs de petits projets, les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les sociétés communautaires.

Les personnes souhaitant bénéficier de ce financement doivent s’inscrire sur une plateforme électronique, les demandes étant déposées exclusivement en ligne. L’attribution repose sur l’ordre chronologique des inscriptions, à la minute et à la seconde, afin de garantir la transparence et d’éviter tout favoritisme, a expliqué l’expert.

Une réponse de la banque sous 10 jours

La banque est tenue de répondre à la demande, soit favorablement, soit par un refus dûment motivé sur le plan juridique, dans un délai maximal de 10 jours à compter de la date d’inscription, a précisé Mohamed Salah Ayari.

Il a également indiqué qu’une personne ayant déjà bénéficié d’un prêt sur l’honneur ne peut obtenir un nouveau prêt de la même catégorie qu’après avoir intégralement remboursé le premier.

Le bénéficiaire doit, par ailleurs, ouvrir un compte auprès de la banque concernée afin de permettre le prélèvement des mensualités.

Jusqu’à 24 mois pour rembourser

La durée maximale de remboursement est fixée à deux ans, soit 24 mois, selon l’expert. Une période de grâce avant le début du remboursement peut être accordée pour une durée maximale de six mois, déterminée d’un commun accord entre la banque et le bénéficiaire.

Mohamed Salah Ayari a, par ailleurs, mis en garde contre les conséquences d’un retard ou d’un défaut de remboursement. En cas de non-respect des échéances, le bénéficiaire perd la possibilité d’obtenir de futurs crédits et fait l’objet d’un classement auprès de la Banque centrale.

La banque peut également engager les procédures judiciaires et civiles prévues par la législation afin de récupérer les sommes qui lui sont dues.

M.B

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Auteur

La Presse

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