Amer Bahba écarte le risque d’une troisième vague de chaleur et annonce une dépression pour la mi-septembre
L’expert en risques naturels Amer Bahba confirme la fin des vagues de chaleur extrêmes de l’été grâce à l’établissement de courants septentrionaux modérés. La modélisation météorologique prévoit l’arrivée d’une première perturbation cyclonique pluvieuse à l’échelle nationale à partir du 15 septembre 2026.
L’analyse des modèles météorologiques de transition et la surveillance des indicateurs de variabilité thermique à l’échelle du bassin méditerranéen annoncent en effet l’installation progressive d’un régime automnal stable. Invité ce vendredi 4 septembre 2026 sur les antennes de Jawhara FM, le chercheur spécialisé en science du climat et des risques naturels, Amer Bahba, a dressé un bilan rassurant des tendances synoptiques pour les semaines à venir. L’expert a d’emblée écarté les scénarios alarmistes redoutant un retour des chaleurs extrêmes subies au cours des derniers mois. « L’éventualité d’enregistrer une troisième vague de chaleur sur l’ensemble du territoire tunisien est désormais totalement exclue », a-t-il affirmé pour rassurer les populations locales. Le spécialiste précise que si des pics éphémères de températures flirtant avec la barre des 40 degrés restent techniquement possibles au sein de certaines stations continentales isolées, ces anomalies locales ne répondront plus aux critères scientifiques d’une vague de chaleur structurelle.
« L’évolution de la carte des pressions de surface met en évidence l’affaiblissement progressif de la cellule anticyclonique saharienne au profit d’une dynamique d’altitude plus fraîche », indique-t-il encore. Et d’ajouter que les relevés actuels sont gouvernés par des flux d’origine septentrionale qui maintiennent le thermomètre dans des normes saisonnières modérées depuis 48 heures. Les prévisions météorologiques annoncent une accentuation de cette transition grâce à une modification géo-potentielle attendue au cours de la deuxième décade du mois. « Il existe une forte probabilité de voir déferler la première dépression atmosphérique d’envergure sur le pays vers la mi-septembre », a-t-il indiqué annonçant la fin du cycle de la sécheresse estivale. Cette perturbation météorologique majeure, explique-t-il encore, « sera caractérisée par l’advection d’une masse d’air instable qui devrait générer des précipitations significatives et généralisées, une excellente configuration hydrologique pour amorcer la nouvelle saison agricole ».
Ce fléchissement programmé des températures sur l’ensemble des gouvernorats s’accompagnera donc d’une restructuration du couvert nuageux et d’une baisse notable des minimales nocturnes. Dans ce cadre, l’expert rappelle que « l’accélération de ces phénomènes extrêmes s’inscrit dans un contexte mondial de dérèglement climatique systémique dont les impacts sont désormais quantifiables en temps réel sur l’écosystème local ».
Face à ces mutations des flux de surface qui favorisent des transitions saisonnières brutales, voire, un risque de pluies torrentielles et par ricochet des risques d’inondations, les services de la protection civile et les autorités locales sont appelés et de toute urgence à auditer dès à présent l’état des collecteurs d’eaux pluviales urbains pour anticiper les éventuels épisodes d’orages stationnaires qui caractérisent traditionnellement l’arrivée des premières dépressions d’automne. Il vaut mieux prévenir que guérir et tout se joue maintenant.



