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Tunisie-Union européenne : Un rééquilibrage économique et financier ciblé

  • 4 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Tunisie-Union européenne : Un rééquilibrage économique et financier ciblé

Notre accord avec l’Union européenne mérite, aujourd’hui, comme l’estime le Président de la République, lors de son entretien, lundi, avec le ministre allemand des Affaires étrangères, d’être réinventé et retransformé conformément à une logique « plus juste et équilibrée ».
Il s’agit d’un rééquilibrage économique et financier capable de transformer les contraintes en opportunités, sans diktats, sans ingérence et sans conditionnalité. Le tout dans une logique de collaboration et non d’assistance.

La Presse — Tout le monde en convient : l’accord historique de la Tunisie avec l’Union européenne a besoin, aujourd’hui,  d’être soumis à des réajustements stratégiques qui tiennent compte des nouvelles exigences géopolitiques et économiques, commerciales notamment.

Des ajustements qui reposeraient, comme on l’a déjà souligné, sur une vision  globale et intégrée et non pas une approche étroite et conditionnée.

Le Président Kaïs Saïed reconnait, justement, que « l’humanité entrait dans une nouvelle étape de son histoire, qui nécessiterait un nouveau mode de pensée ».

Il est question, de toute évidence, d’une mentalité nouvelle reposant sur un souci de partage équitable et d’une coconstruction concrète. D’où cet intérêt de passer rapidement du stade de l’assistance et l’exécution à celui de la collaboration sincère, de l’échange fructueux et de la concertation positive.

Cette réinvention de l’accord ne cherche, aucunement, à sous-estimer ce qui a été déjà acquis, mais plutôt à le consolider et à l’enrichir conformément aux nouvelles tendances du marché économique aussi bien local, régional qu’international. Une question d’adaptation et d’alignement, capable de servir les enjeux stratégiques nationaux.

Des ajustements sans conditionnalité

Pour réussir une telle orientation, il est nécessaire, comme le rappelle notre pays, d’aller au-delà du simple soutien financier, pour transformer, réellement, les dettes en projets concrets d’investissement et pour  instaurer, ainsi, une dynamique de création d’emplois et de richesses.

Un rééquilibrage économique et financier bien ciblé qui doit être, lui-même, adossé à une logique de diversification sectorielle qui accorde la priorité aux activités innovantes et à fort contenu technologique.

Une condition incontournable pour mieux intégrer les chaînes de valeur mondiales. Ce défi devrait concerner, en premier lieu, certains secteurs à fort potentiel, tels que les industries mécaniques et électriques, le textile, les composants automobiles…

La nouvelle transformation devrait miser également sur le bon accompagnement de l’économie tunisienne et son industrie dans ses différentes transitions stratégiques. On pense, surtout, à l’écologique, le digital et l’énergétique.

Des passages incontournables pour s’assurer une croissance globale et durable.

Mais ce qui est encore plus important, c’est  que quelles qu’en soient les modifications qui doivent être opérées, le nouvel accord avec l’Union européenne doit être conduit et géré dans un esprit de transparence, de préservation du consensus interne et de respect total de la souveraineté nationale. Sans diktats,  sans interférences ou ingérences et sans redevabilité ni conditionnalité .

C’est-à-dire, la réinstauration d’une nouvelle politique de partenariat basée, essentiellement, sur les opportunités et non les contraintes. C’est seulement ainsi qu’on peut parler de partenariat gagnant-gagnant.

Auteur

Anis SOUADI

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