Choix présidentiel irréversible : Détermination à poursuivre la lutte contre la corruption
Toutes les dernières activités présidentielles ont montré l’intérêt constant accordé à la gestion quotidienne des affaires publiques à travers les différentes régions de Tunisie, ce qui constitue un suivi de tous les jours, surtout par les temps difficiles traversés par le pays à la suite des coupures répétées d’eau et d’électricité ainsi que la quasi-rupture d’approvisionnement en eau minérale.
La Presse — En effet, lors de ses visites sur le terrain à Kairouan et à Mahdia, en passant par la réunion tenue au Palais de Carthage avec les ministres de la Santé, de l’Equipement et de l’Habitat, chargé de la gestion des départements de l’Industrie et de l’Energie et des Affaires sociales, le Chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessité, voire la priorité qu’il faut accorder à la lutte et au démantèlement des réseaux de corruption lesquels demeurent «un préalable incontournable» pour la satisfaction des revendications populaires dans toutes les régions.
Et tout en se félicitant de la vigilance et de la prise de conscience du peuple face aux tentatives criminelles destinées à attiser les tensions dans le pays, le Président de la République a affirmé que la phase actuelle est celle de l’action et de la réalisation, loin des paroles et des slogans grâce à des efforts soutenus s’attaquant aux causes profondes des difficultés vécues par les populations.
Il faut dire que, selon les propres termes du Président Kaïs Saïed, le pays se trouve à la croisée des chemins dans la mesure où l’Etat et le peuple ne se laisseront pas faire en barrant la route à ceux qui tirent en arrière et qui n’auraient aucune place, ni aucune chance en ces moments déterminants pour l’avenir de la Tunisie qui vit une période qualifiée de processus historique porté par la volonté populaire.
Il convient de rappeler que la lutte contre la corruption en Tunisie s’inscrit dans le cadre d’une «guerre de libération nationale » voulue et affirmée par le pouvoir présidentiel, reposant sur des réformes législatives et de transparence financière.
Cette transparence s’articule autour d’axes misant sur la bonne gouvernance, la reddition des comptes, le renforcement des mécanismes de contrôle, et ce, en vue de garantir le suivi et la rigueur dans l’application des décisions de justices et des lois financières tout en réduisant, au maximum, l’économie informelle, en limitant les pratiques illicites dans les secteurs public et privé sans oublier la nécessité d’améliorer la conformité aux standards internationaux de transparence financière.
D’ailleurs, tout en confirmant la volonté de mettre en place un Etat social, le Président de la République prouve, à chacune de ses sorties, qu’il privilégie une lutte de tous les jours contre la corruption grâce à des réformes ciblant les mécanismes publics censés être au service des citoyens, toutes catégories confondues, afin de leur assurer des conditions de vie dignes et décentes grâce, notamment et entre autres, à un accès équitables aux services sociaux tels que l’éducation et de la santé.
Or, il va de soi que ceci implique, inéluctablement l’élimination des centres d’influence et des lobbies sans oublier la mise à l’écart des responsables défaillants qui persistent à faire “pérenniser” une administration mal gérée, sachant que le Chef de l’Etat a souvent dit que les responsables incompétents doivent céder la place à ceux qui la méritent parmi les jeunes patriotes même s’ils manquent d’expérience qui peut être compensée par la volonté de bien faire.
D’ailleurs, selon le rapport “Anti-Corruption, from decline to recovery” publié par la fondation Mo Ibrahim, la Tunisie figure parmi les pays africains ayant le plus progressé en matière de lutte contre la corruption durant les dernières années, confirmant les options clés dans le projet présidentiel insistant sur la ferme volonté de réussir ladite lutte en conférant davantage de transparence aux tractations menées par les diverses entreprises.
En résumé, tout indique l’existence d’une réelle détermination présidentielle en vue de maintenir la cadence du combat contre la corruption en tant que choix irréversible tout en exhortant les différents services publics à s’acquitter de leurs missions et assumer pleinement leurs prérogatives afin d’être à la hauteur des attentes du peuple.



