Les déclarations d’accidents et d’incendies frôlent le million de cas au premier semestre 2026 !
L’évaluation de la sinistralité sectorielle faite par des compagnies d’assurance met en lumière un stress opérationnel aigu lié à l’aggravation des plusieurs genres de risques. Il en ressort de prime abord que 31,1 % des dommages ont été causés par le feu et ce, à côté d’une hausse des collisions automobiles.
Les statistiques officielles élaborées par le Comité général des assurances a justement publié les indicateurs de sinistralité enregistrés durant le premier semestre de l’année, c’est-à-dire avant même l’avènement de la canicule, et comptabilise un total de 993 194 déclarations de sinistres toutes branches confondues. Ceci matérialise une augmentation nette de 4,1 % par rapport aux 954 299 dossiers répertoriés lors de la même période de l’année 2025. Cette hausse, selon le même Comité, est dominée par une poussée mécanique des accidents de la circulation et une multiplication des dommages industriels et résidentiels causés par les incendies.
L’analyse de la nomenclature des déclarations met par ailleurs en évidence une dégradation au niveau de la sécurité routière et de la prévention des risques thermiques. Les dossiers de sinistres rattachés à la branche automobile ont grimpé de 18,8 % pour culminer à un niveau de 195 005 accidents au cours des six premiers mois de l’année 2026, contre 164 179 cas au terme du premier semestre de l’exercice précédent. Pour ce qui est du segment des sinistres causés par le feu, il affiche, selon la même source, la progression la plus lourde avec un bond de 31,1 %, le nombre de déclarations d’incendies passant de 3037 au premier semestre de 2025 à 3982 dossiers au premier semestre de 2026. Une dérive technique que les experts de l’office imputent à la conjonction des vagues de chaleur extrêmes et d’un déficit structurel d’équipements de première intervention dans les bâtiments. En périphérie, la branche des assurances agricoles maintient une courbe ascendante plus modérée avec une hausse de 2,3 % pour atteindre 616 cas contre 602 sinistres en 2025.
Face à cette détérioration des indicateurs comportementaux qui, les assureurs directs ainsi que les autorités de régulation prônent la mise en œuvre de la stratégie nationale multisectorielle pour la sécurité routière d’ici 2034.
Porté par le ministère de l’Intérieur en coordination étroite avec le ministère de la Santé, l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Organisation mondiale de la santé, ce programme constitue la première initiative d’ingénierie préventive de cette envergure au sein de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ce plan d’action vise à substituer une culture civique intégrée aux anciennes contraintes réglementaires passives en intensifiant les campagnes d’éducation préventive au sein des médias et des structures scolaires.
La feuille de route quantitative cible une réduction immédiate de 10 % du volume des accidents de la circulation routière à l’échéance de l’année 2027, une baisse consolidée de 25 % fixée pour l’année 2030, avant d’atteindre un objectif de compression structurelle de 50 % de la sinistralité à l’horizon de l’année 2034.



