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Cash : un nouveau record de circulation atteint en Tunisie

  • 6 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Cash : un nouveau record de circulation atteint en Tunisie

La circulation des espèces poursuit sa progression en Tunisie, atteignant un nouveau niveau record. La valeur des billets et pièces en circulation s’est élevée à 30,2 milliards de dinars au 3 septembre 2026, selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

La progression s’est poursuivie en l’espace de quelques jours. Après avoir atteint 30,172 milliards de dinars le 2 septembre, le volume des espèces en circulation a franchi, le lendemain, le seuil des 30,2 milliards de dinars.

Ce niveau intervient après un premier franchissement historique de la barre des 30 milliards de dinars. Au 21 août dernier, la valeur des billets et pièces en circulation avait atteint 30,04 milliards de dinars, un niveau inédit dans l’histoire du pays.

Sur un an, la hausse est particulièrement marquée. Le montant des espèces en circulation était de 25,9 milliards de dinars à la même période en 2025, ce qui représente une progression d’environ 16 % en douze mois.

Le recul des paiements par chèque en cause

Cette augmentation du recours aux espèces intervient notamment dans un contexte de baisse des transactions par chèque, après la réforme de la législation relative aux chèques.

L’économiste Jamel Eddine Aouidati avait estimé, dans une précédente déclaration à Diwan FM, que le franchissement du seuil des 30 milliards de dinars était prévisible compte tenu du recul des paiements par chèque à la suite de la modification du cadre légal régissant cet instrument de paiement.

Selon lui, la progression de la circulation fiduciaire pourrait avoir des répercussions sur le système financier, notamment en réduisant l’épargne déposée auprès des établissements financiers.

Une telle évolution est susceptible, à terme, de peser sur la capacité des banques à mobiliser des ressources pour accorder des crédits et financer les entreprises et les particuliers.

Une hausse jugée conjoncturelle

L’économiste appelle toutefois à ne pas considérer, à ce stade, cette progression du cash comme un problème structurel pour l’économie tunisienne.

Il préconise plutôt une action sur les fondamentaux de l’économie, notamment à travers une restructuration du tissu économique, une rationalisation des importations et un soutien accru à la production nationale.

Pour Jamel Eddine Aouidati, la hausse actuelle des espèces en circulation demeure ainsi essentiellement conjoncturelle, même si son évolution constitue un indicateur à surveiller compte tenu de ses implications potentielles sur l’épargne, le financement bancaire et, plus largement, sur la circulation de l’argent dans l’économie.

R.I

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R. I

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