En collaboration avec l’UNICEF le ministère de la Santé lance la plateforme PSIM pour la santé de la mère et de l’enfant
La transformation numérique des parcours de soins et la modernisation des systèmes de surveillance épidémiologique au sein des structures sanitaires de première ligne sont toujours d’actualité.
En étroite coordination avec le bureau de l’UNICEF en Tunisie, la direction générale de la santé publique vient de formaliser ce lundi 7 septembre 2026 l’ouverture d’un atelier national d’ingénierie médicale. Il s’agit d’un atelier baptisé sous l’acronyme PSIM. Ce dernier structure le nouveau système d’information médicale qui vise à centraliser le suivi clinique des mères et des nouveau-nés afin d’optimiser l’allocation des ressources sanitaires.
C’est lors d’une session technique consacrée à la restitution des indicateurs d’une étude internationale d’analyse comparative qu’a eu lieu la validation du cadre d’implémentation de cette plateforme de santé.
Ceci dit, l’architecture de cette infrastructure applicative vise à éradiquer les ruptures de transmission de données médicales tout au long de la chaîne de prise en charge pré et postnatale. Dans ce cadre, les ingénieurs du ministère confirment que l’outil dématérialisera l’intégralité du dossier clinique de la mère et de l’enfant, garantissant une coordination instantanée entre les structures hospitalières universitaires d’un côté et les centres de santé de base de l’autre. L
‘accès sécurisé à ces bases de données partagées permettra au personnel médical de disposer des indicateurs standardisés en temps réel, un levier d’aide à la décision clinique qui s’avère indispensable pour auditer la qualité des protocoles et anticiper les urgences néonatales.
Il est à noter que l’implémentation de la plateforme PSIM s’adosse à une méthodologie d’analyse comparative qui examine les meilleures pratiques organisationnelles internationales pour les adapter aux spécificités du réseau hospitalier tunisien. Les commissions techniques dépendantes du secrétariat d’État rappellent que cette approche logicielle ne se limite pas à un simple outil d’archivage comptable, mais sert de boussole stratégique à même de rationaliser les dépenses publiques de santé.
En cartographiant précisément les facteurs de vulnérabilité sanitaire, le système permettra aux directions régionales d’orienter prioritairement les budgets logistiques et le matériel médical vers les districts ruraux et les catégories sociales affichant les besoins d’assistance les plus aigus.
S.R



