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Détroit d’Ormuz : L’Iran met en garde la République de Corée contre toute intervention militaire

  • 8 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Détroit d’Ormuz : L’Iran met en garde la République de Corée contre toute intervention militaire

«A l’heure où le peuple iranien répond résolument aux crimes de guerre américains contre les femmes et les enfants, tout autre pays maintenant une présence militaire ou participant à des opérations dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz ne peut être considéré que comme un soutien direct aux auteurs de l’agression, et cela entraînera de graves conséquences», a souligné Esmaïl Baghaï.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a mis en garde hier la République de Corée contre le maintien d’une présence militaire ou la participation à des opérations dans le détroit d’Ormuz.

Baghaï a formulé cet avertissement dans un post sur X après que Séoul a déclaré vendredi qu’elle examinait ses options, y compris des mesures militaires, pour soutenir la «liberté de navigation» dans le détroit d’Ormuz.

Il a rappelé que les relations entre l’Iran et la République de Corée ont une histoire de plus de 64 ans et que les liens bilatéraux se sont constamment développés sur la base du respect mutuel, tandis que l’Iran attache une grande importance à ses relations amicales avec la République de Corée. Il a noté que le peuple iranien se défendait actuellement contre les «actions agressives» des Etats-Unis.

«A l’heure où le peuple iranien répond résolument aux crimes de guerre américains contre les femmes et les enfants, tout autre pays maintenant une présence militaire ou participant à des opérations dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz ne peut être considéré que comme un soutien direct aux auteurs de l’agression, et cela entraînera de graves conséquences», a-t-il souligné.

Dans un autre post sur X tôt hier, Baghaï a indiqué que le détroit d’Ormuz était «grand ouvert» jusqu’au 28 février, date à laquelle les Etats-Unis et l’entité sioniste ont attaqué l’Iran. Il a mentionné que Washington avait «déchaîné une guerre illégale et barbare dans la région et perturbé le flux normal du transport maritime commercial», avec des pétroliers à l’arrêt, des échanges commerciaux perturbés et des prix à l’énergie qui se sont envolés.

Après que les Etats-Unis et l’occupant sioniste ont lancé cette guerre contre l’Iran, Téhéran a restreint le passage des navires à travers le détroit, tandis que les forces américaines ont imposé un blocus naval visant les navires se rendant dans les ports iraniens ou en provenance des zones côtières.

Les données sur le transport maritime montrent que le nombre moyen de navires transportant des marchandises ayant traversé le détroit d’Ormuz au cours des dix derniers jours est tombé à environ dix navires par jour, atteignant son niveau le plus bas depuis mai dernier, à la suite de frappes américaines et iraniennes visant des navires-citernes.

L’entreprise spécialisée dans les données maritimes, Kpler, a indiqué que le mouvement moyen du nombre de navires traversant le détroit avait atteint dix navires par jour dimanche, contre plus de 15 navires vendredi et environ 13 samedi.

Le détroit d’Ormuz est l’une des principales voies maritimes du commerce mondial de l’énergie. En temps normal, quelque 130 à 140 navires y transitaient chaque jour avant le déclenchement de la guerre américano-sionistes contre l’Iran en février dernier.

(Synthèse de médias)

Auteur

Nizar Hajbi

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