A la une Société

On nous écrit : Droit de réponse de la Sonede

Avatar photo
  • 10 septembre 2026
  • 4 min de lecture
On nous écrit : Droit de réponse de la Sonede

Suite à la parution de l’article intitulé « Quand la Sonede rate le coche de la modernité » signé par M. Samir Dridi, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) souhaite apporter des éclaircissements factuels afin de corriger plusieurs allégations infondées concernant notre récente communication sur la qualité de l’eau.

Si la Sonede accepte la critique constructive, elle se doit de rétablir la vérité sur le contexte, les contraintes et les résultats de cette prise de parole.

1. Une communication dictée par l’urgence d’une gestion de crise

L’article omet le contexte principal de cette vidéo : la Sonede faisait face à une crise de communication nécessitant une réaction immédiate pour rassurer les citoyens. Nous n’avions pas des jours pour planifier un tournage, mais quelques minutes pour stopper une vague de désinformation. L’objectif premier n’était pas la prouesse esthétique, mais l’efficacité de l’information. Cet objectif a été atteint : suite à la diffusion de ces capsules, la polémique sur la qualité de l’eau s’est radicalement estompée.

2. Des contraintes légales et budgétaires ignorées par l’auteur

L’article insinue de manière diffamatoire qu’un « budget (a été) dilapidé au profit de prestataires peu scrupuleux ». C’est factuellement faux. Le département communication de la Sonede ne dispose d’aucun budget dédié depuis plusieurs années.

Par ailleurs, en tant qu’entreprise publique, la Sonede est soumise à la réglementation stricte des marchés publics. Faire appel à des agences de production ou à des freelances créatifs nécessite le lancement de consultations qui durent des mois. Face à une crise immédiate, nous ne pouvions pas enfreindre la loi au profit de l’esthétisme. La Sonede n’ignore aucunement le vivier des jeunes talents tunisiens, mais elle se doit de respecter le cadre légal qui régit ses dépenses.

3. La réalité matérielle et technique du terrain

Les critiques sur l’éclairage et le cadrage font fi de la réalité du terrain. Le complexe de Ghdir El Golla, lieu du tournage, est actuellement un chantier intégral. Le seul angle sécurisé et exploitable pour la prise de vue imposait un contre-jour, impactant inévitablement la qualité de l’image. De plus, le département communication ne dispose d’aucune ressource humaine dédiée à la vidéo depuis 7 ans (un poste est en attente de recrutement depuis 4 ans), ni d’équipement de post-production.

4. Le fond prime sur la forme : respect de l’expertise scientifique

Les intervenants dans ces vidéos ne sont ni des acteurs ni des vendeurs de produits cosmétiques, mais des ingénieurs et des doctorants, cadres du laboratoire de la Sonede. S’ils peuvent paraître moins à l’aise devant une caméra que des professionnels de l’image, leur message est scientifique, direct et authentique. Nous regrettons profondément que l’essentiel de la critique – et des moqueries sur les réseaux sociaux – ait parfois relevé du délit de faciès envers nos experts, au lieu de s’attarder sur le fond de leur message rassurant.

Enfin, il convient de rappeler que cette capsule n’était qu’un élément d’un dispositif de communication plus large, incluant notamment une intervention détaillée de 40 minutes sur les ondes de la Radio nationale, où toutes les explications techniques ont été fournies aux citoyens.

En définitive, indépendamment des jugements sur la forme, les résultats de notre démarche de transparence sont là. L’eau distribuée est saine, et la panique a été maîtrisée. La communication publique, c’est aussi savoir agir dans l’urgence avec les moyens du bord pour préserver l’intérêt général.

Nous vous prions d’insérer ce droit de réponse dans votre prochaine édition, conformément à la législation en vigueur.

Abdelhamid Mnaja

Président-directeur général de la Sonede

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page