A la une Actualités

Grâce présidentielle de Kaïs Saïed : Préserver l’avenir des élèves et des étudiants

Avatar photo
  • 13 septembre 2026
  • 4 min de lecture
Grâce présidentielle de Kaïs Saïed : Préserver l’avenir des élèves et des étudiants

En l’espace de quelques mois, le Président Kaïs Saïed a esquissé une doctrine cohérente face à la drogue en milieu scolaire, articulée autour d’une sécurité renforcée, d’une sensibilisation dès le plus jeune âge et d’une grâce ciblée envers les seuls consommateurs, où la fermeté n’exclut nullement la seconde chance.

La Presse — La lutte contre la drogue dans le milieu scolaire et universitaire ne peut se contenter de recommandations fermes axées sur le seul volet sécuritaire. Elle nécessite aussi des mesures d’évitement de la récidive. Permettre à un élève ou à un étudiant de retrouver les bancs de l’école ou de l’université après avoir commis l’irréparable est, à plus d’un titre, une démarche des plus louables.

Cette approche prend tout son sens dans l’orientation prise par le Président Kaïs Saïed à quelques jours de la rentrée. Ces derniers mois, le Chef de l’État a multiplié les prises de position pour associer vigilances sécuritaires, éducation préventive et compassion envers les jeunes tombés dans la consommation, sans pour autant faire le jeu des trafiquants.

Dépasser le tout sécuritaire

Dès février 2026, recevant au Palais de Carthage le ministre de l’Intérieur, le ministre de l’Éducation ainsi que le secrétaire d’État chargé de la Sécurité nationale, le Chef de l’État avait insisté sur l’urgence de protéger les élèves contre la propagation de la drogue à l’intérieur et aux abords des établissements scolaires.

Il avait alors demandé la présence de patrouilles sécuritaires permanentes, tout en précisant que la réponse ne devait pas se limiter à l’aspect répressif : elle devait aussi mobiliser tous les efforts pour démanteler les réseaux de trafic et consacrer chaque jour, dès le cycle primaire, une partie des cours à la sensibilisation aux dangers de ces «poisons», dont il désignait l’éducation des esprits comme le seul véritable antidote durable.

L’idée a fait son chemin. En août 2026, lors de la Journée du savoir au Conseil supérieur de l’éducation, le Président a proposé une mesure très concrète consistant à réserver chaque jour quelques minutes au début des cours pour échanger avec les élèves sur les pièges de la drogue. Mais l’effort ne s’arrête pas au discours. Pour offrir aux jeunes d’autres perspectives, il prône un accès élargi aux activités culturelles dans les établissements,  qu’il s’agisse de théâtre, de cinéma ou de calligraphie,  afin d’enrichir leur quotidien plutôt que de miser uniquement sur la peur de la sanction.

Une main tendue pour la rentrée

Le geste le plus fort est tombé à l’aube de la rentrée 2026-2027. Le Président de la République  vient d’accorder une grâce à des élèves et des étudiants incarcérés pour détention ou consommation personnelle, à la condition qu’ils ne soient pas impliqués dans des affaires de trafic de drogue. Cette clémence vise précisément à leur permettre de reprendre leur parcours scolaire ou universitaire.

Cette décision donne un contenu très concret à l’équilibre défendu ici, entre la fermeté à l’égard des réseaux et des filières de trafic et le refus de sacrifier durablement l’avenir scolaire ou universitaire d’un jeune dont l’égarement relève de la consommation et non du commerce de la drogue. En graciant ces élèves et étudiants au moment même de la rentrée, le Chef de l’État envoie un signal fort. L’erreur, aussi grave soit-elle, ne doit pas se transformer en rupture irréversible avec le parcours éducatif, dès lors qu’elle ne relève pas du trafic lui-même.

Sécurité renforcée, sensibilisation au quotidien dès le plus jeune âge et clémence ciblée envers les seuls consommateurs. C’est cette trilogie qui donne à la lutte contre la drogue en milieu scolaire et universitaire ses chances de succès durable.

Avatar photo
Auteur

Samir DRIDI

You cannot copy content of this page