Quand Tozé Marrecco implique tout l’effectif : Le ST sort de sa zone de confort
Face à l’ESHS à Hammam-Sousse, les choix de l’équipe bardolaise ont clairement porté la signature du technicien qui la dirige.
La Presse — Au Bouali Lahouar de Hammam-Sousse, le Stade Tunisien a donc décroché sa première victoire de la saison. Un succès mérité, même s’il a mis du temps à se dessiner. Tozé Marrecco peut donc, à présent, savourer cette réussite, loin des bases bardolaises, et ce, même si le score ne reflète pas totalement l’équilibre des forces en présence sur l’ensemble de la rencontre. L’analyse de ce succès mérité nous amènerait ainsi à dire que la Stade a su lors de ses moments forts imposer son rythme.
La solidité collective aussi est à souligner avec un effort partagé et une rigueur tactique qui a fait la différence dans les moments clés. Enfin, volet gestion des temps faibles, le Stade n’a pas douté. Ce qui témoigne d’un mental fort et d’une cohésion de groupe validée par le score final. Passons à la patte du coach maintenant. Il n’est pas seulement là question de méthode, de style personnel ou de marque de fabrique du Portugais Tozé Marrecco face à l’Espoir de Hammam-Sousse. Mais aussi de son audace. Sans improvisation et sans imprudence, il a quelque peu bouleversé la composition de l’équipe-type de ces derniers temps en lançant d’entrée Hassine Riahi dans l’axe, Fedi Abdi sur le flanc droit et le pivot Boubacar Diop au milieu, tout en associant Fakhreddine Ben Youssef à Baraket Hmidi en attaque.
Pour le reste des éléments titularisés, il y a eu des « rescapés », à l’instar de Rayed Derbali dans l’axe, Aziz Saihi sur le flanc gauche, le relayeur et dynamo Mamne Thioume au cœur du jeu, le polyvalent Wael Ouerghemi pour casser les lignes et l’ailier droit Youssef Saafi, la boussole de l’équipe.
Animation et répartition des rôles redéfinies
Samedi dernier, en accusant un retard à l’allumage , le ST a su s’armer de résilience pour revenir au score, alors que par la suite, coach Marrecco a fait le reste en lançant Yussuf Touré à la place de Thioune, Khemissi en lieu et place de Hmidi, Skander Sghaier qui a relevé Refai, Amadou Ndiaye qui a pris la pointe au détriment de Fakhreddine Ben Youssef et surtout le relayeur Boubacar Camara qui a relevé l’arrière droit Fedi Abdi. Au final, avec une modification à peu près radicale de la configuration de jeu, le tout en redéfinissant l’animation sur le terrain et la répartition des rôles, le Stade a pressé, pesé, doublé la mise, puis tué le match. Quant aux joueurs stadistes non sollicités face à l’ESHS, en l’occurrence les axiaux Hazem Khemiri et Mounir Jelassi, aux côtés du latéral Hedi Khalfa et du médian Rafaeddine Riahi, leur maintien en réserve repose forcément sur une analyse lucide de la situation avec un coach qui a brisé au Bouali Lahouar certains schémas répétitifs, tout en explorant de nouveaux horizons. Coup double pour le Stade donc : non seulement, le fait d’aligner de nouveaux joueurs stimule leur confiance mais en outre, ce Stade sort de sa « zone de confort » et les résultats sont visibles dans le jeu, la tactique et l’état d’esprit. Le projet est donc validé, sous réserve de confirmation au Bardo face au Club Africain, jeudi dans le cadre de la mise à jour de la troisième journée de Ligue 1.



