Culture

8e édition du Festival du Court au Kef : Une aventure collective

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  • 19 septembre 2026
  • 3 min de lecture
8e édition du Festival du Court au Kef : Une aventure collective
Visuel créé par Sereen Rhoùma

Le Festival du Court au Kef (Fckef) revient pour une nouvelle édition, confirmée du mercredi 30 septembre au samedi 3 octobre 2026. Des dates annoncées avec enthousiasme par son fondateur, le Kéfois Amir Gueddich, sur les réseaux sociaux, dans un message où se mêlent bilan, gratitude et appel à soutien.

La Presse — Dans sa publication, Amir Gueddich revient sur l’expérience cumulée au fil des huit éditions du festival. Il confie, qu’année après année, l’équipe espère toujours que « la suivante sera encore meilleure», et que c’est cette dynamique d’apprentissage continue  «de faire vivre ce festival». Cette persévérance tenace nourrit la volonté fondatrice d’offrir un espace à celles et ceux qui «aiment encore rêver», qui «gardent toujours espoir».

Pour cette 8e édition, il annonce une sélection de courts métrages venus de Tunisie, d’Égypte, du Maroc, d’Algérie, d’Arabie saoudite, de Bahreïn, du Koweït, d’Irak, de Syrie et de Mauritanie, ainsi que du Rwanda, d’Afrique du Sud, de Guinée, du Cameroun, du Mali, du Togo, du Sénégal et du Burkina Faso. Une géographie cinématographique dense, qui viendra, selon les dires de Gueddich, «croiser» les histoires, les regards et les imaginaires de dix-huit pays au cœur du Kef.

Au-delà des projections, la manifestation conserve son format pluridisciplinaire en proposant des ateliers, des masterclass, des rencontres professionnelles et des concerts qui rythmeront les quatre jours de festival.

Dans son message, Amir Gueddich présente le festival comme une aventure collective portée par un groupe qui «résiste» et demeure attaché à une certaine idée de la culture, fondée sur la paix et l’ouverture d’esprit. Des mots qui prennent une résonance particulière lorsqu’il s’agit de faire vivre un événement culturel avec des moyens souvent limités et une fragilité financière persistante.

Gueddich appelle à continuer à soutenir l’événement, précisant que la simple présence du public constitue déjà une forme de soutien. Il rappelle que cette présence représente, à elle seule, une forme d’engagement.

Cet appel dépasse le seul cercle des cinéphiles, car dans un paysage culturel encore largement concentré sur la capitale, des initiatives comme le Fckef contribuent à faire circuler les œuvres et les idées, à ouvrir les jeunes sur des récits singuliers venus d’ailleurs et à installer, le temps de quelques jours et au-delà idéalement, un espace d’apprentisage et de rencontres.

Portés par des associations locales et des équipes engagées, ces festivals dépendent directement de la mobilisation du public et des partenaires pour pouvoir durer. Les soutenir, c’est participer à la vitalité des territoires et à la décentralisation de l’offre artistique.

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Auteur

Meysem MARROUKI

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