Fiscalité : le conseiller Anis Ben Saïd détaille l’obligation de la facturation électronique pour 380 000 professions libérales
« L’émission obligatoire des factures électroniques justifiant les honoraires professionnels, s’applique désormais de manière stricte aux prestataires des professions libérales et non pas les professions commerciales. Cette procédure de facturation électronique obligatoire, englobe à titre d’exemple les médecins, les avocats, les ingénieurs et les experts-comptable ». C’est sur ce volet que s’articule la déclaration donnée ce samedi 19 septembre 2026 au micro de Diwan FM, par Anis Ben Saïd, conseiller fiscal.
L’expert a de prime abord rappelé que cette adhésion réglementaire est devenue obligatoire pour environ 380 000 prestataires de services tout en notant que la phase d’inscription effective a bien débuté sur la plateforme numérique depuis le 15 septembre courant. Ben Saïd a indiqué que cette forme numérique sert à éliminer, et définitivement, les lourdeurs administratives rattachées aux anciens dépôts de dossiers au format papier.
« Sur le plan des procédural, le nouveau dispositif n’autorise aucune modification ou rectification d’une facture électronique une fois qu’elle a été signée et générée et avéré via l’identifiant automatique et le code QR », précise l’intervenant. Et d’ajouter que « toute correction d’erreur impose l’émission obligatoire d’une facture d’avoir réglementaire avant de pouvoir générer un nouveau document comptable ».
Anis Ben Saïd a souligné que la validation des pièces s’exécute directement par le biais du mécanisme de l’identité numérique sur téléphone mobile, une configuration technique qui dispense les contribuables des frais d’achat de logiciels de gestion dédiés.
Le conseiller fiscal a dans ce même ordre d’idées rappelé que ce basculement vers la facturation électronique vise à renforcer la transparence financière et à endiguer l’évasion fiscale. « Cette urgence est accentuée par les statistiques de la Banque centrale, qui recensent plus de 30 000 millions de dinars de liquidités circulant hors des circuits officiels », dit-il. Une hausse de l’argent liquide que l’expert attribue en partie aux répercussions de la nouvelle loi sur les chèques qui pousse les agents économiques vers les paiements en espèces, incitant les autorités à réviser ce texte.



