
Mohamed Mehdi Haloui, directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), figure au 40e rang du classement “Top 100 Travel and Tourism Leaders 2026” de Forbes Middle East. Seul représentant tunisien de cette édition, il progresse de trois places par rapport au classement 2025, dans lequel il occupait le 43e rang. Cette présence intervient dans un contexte de hausse des arrivées touristiques et des recettes du secteur en Tunisie.
La Tunisie compte un seul représentant dans le Top 100 des dirigeants du voyage et du tourisme au Moyen-Orient en 2026 publié par Forbes Middle East : Mohamed Mehdi Haloui, directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), classé 40e.
Pour sa deuxième apparition consécutive dans ce palmarès, le responsable tunisien gagne ainsi trois places par rapport à l’édition 2025, où il avait été classé 43e. Forbes le répertorie dans la catégorie “Public Sector”, qui regroupe les responsables du secteur public intervenant dans le tourisme et le développement des destinations.
Le classement 2026, publié par Forbes Middle East, réunit 100 dirigeants à la tête de compagnies aériennes, d’aéroports, de groupes hôteliers, de destinations et de services liés au voyage dans la région. La sélection couvre à la fois les secteurs public et privé.
Mohamed Mehdi Haloui, seul représentant tunisien
Nommé directeur général de l’ONTT en 2025, Mohamed Mehdi Haloui apparaît donc pour la deuxième année consécutive dans le classement de Forbes Middle East. Dans son édition 2025, le magazine précisait qu’il avait pris ses fonctions de directeur général en avril 2025, après avoir notamment occupé, depuis mai 2023, le poste de directeur des investissements et de l’accompagnement des promoteurs au sein de l’ONTT.
Dans sa fiche consacrée au responsable tunisien pour l’édition 2026, Forbes met en avant les performances du tourisme tunisien enregistrées en 2025. Le magazine indique, sur la base de données attribuées à la Banque centrale de Tunisie, que les recettes touristiques ont atteint environ 2,8 milliards de dollars en 2025, en progression de 6,5 % par rapport à l’année précédente.
Le magazine souligne également que 11,3 millions de visiteurs non résidents ont été accueillis en Tunisie durant la même année, soit une hausse de 10,4 %.
Ces données permettent de replacer la présence de la Tunisie dans le classement dans son contexte : au-delà du classement individuel de Mohamed Mehdi Haloui, Forbes met en avant l’évolution des performances de la destination tunisienne.
Une fréquentation touristique au-dessus du seuil des 11 millions
Les chiffres avancés par Forbes s’inscrivent dans une dynamique déjà relevée par les autorités tunisiennes à la fin de 2025.
Le ministère du Tourisme avait annoncé, le 22 décembre 2025, que le nombre de touristes ayant visité la Tunisie depuis le début de l’année avait franchi le seuil des 11 millions. L’annonce avait été faite par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, lors d’une cérémonie consacrée notamment à la campagne de promotion du tourisme intérieur “Tounes Lik”.
Le ministère avait alors souligné l’accélération des flux touristiques et la progression des recettes, tout en mettant en avant la volonté de poursuivre la diversification de l’offre et de renforcer la qualité de la destination tunisienne. L’ONTT est notamment chargé de la promotion de la destination et mène des actions de communication destinées aux marchés étrangers comme au marché intérieur.
La donnée de 11,3 millions de visiteurs non résidents retenue par Forbes constitue donc l’un des principaux indicateurs mis en avant par le magazine dans la présentation du représentant tunisien.
Une présence tunisienne limitée face aux autres pays de la région
La présence tunisienne reste toutefois limitée à un seul nom dans le palmarès 2026, contrairement à certains autres pays de la région.
Les Émirats arabes unis arrivent largement en tête en nombre de représentants, avec 56 dirigeants, devant l’Arabie saoudite avec 18 et l’Égypte avec 8. Le Maroc compte, pour sa part, trois représentants dans le Top 100 : Imad Barrakad, directeur général de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), classé 27e, Adel El Fakir, à la tête des Aéroports du Maroc, 35e, et Abdelhamid Addou, président-directeur général de Royal Air Maroc, 45e.
La Tunisie apparaît ainsi avec un seul responsable, Mohamed Mehdi Haloui, au 40e rang, entre le Jordan Tourism Board et les autres responsables du secteur classés autour de cette position.
Cette comparaison doit toutefois être replacée dans la logique même du palmarès : Forbes ne classe pas directement les pays ou les destinations touristiques, mais des dirigeants opérant dans différents segments du voyage et du tourisme. Le nombre de représentants par pays ne constitue donc pas, en lui-même, un classement des performances touristiques nationales.
Une sélection fondée sur plusieurs critères
Pour établir son Top 100, Forbes Middle East indique avoir évalué des dirigeants issus notamment des compagnies aériennes, des aéroports, de l’aviation privée, de l’hôtellerie, des destinations et expériences touristiques ainsi que du secteur public.
La méthodologie prend en compte plusieurs éléments, parmi lesquels la taille de l’activité, les revenus, les investissements, les actifs, le nombre de visiteurs ou de passagers, la présence régionale et les effectifs. Forbes précise également avoir examiné les performances opérationnelles et financières, l’expérience et le parcours des dirigeants, leur ancienneté dans leurs fonctions ainsi que leurs réalisations stratégiques durant la période 2025-2026.
Le classement de Forbes intervient par ailleurs dans un environnement régional marqué par la croissance du secteur touristique mais aussi par de nouvelles contraintes.
Selon Forbes Middle East, le secteur du voyage et du tourisme au Moyen-Orient a progressé de 5,3 % en 2025, dépassant la croissance mondiale estimée à 4,1 % par le World Travel & Tourism Council (WTTC). Le secteur aurait contribué à hauteur de 385,8 milliards de dollars au PIB régional et soutenu 7,1 millions d’emplois.
Pour 2026, Forbes souligne toutefois l’impact des tensions géopolitiques sur les flux aériens et touristiques dans la région. Le magazine cite notamment les perturbations enregistrées dans le transport aérien au cours de l’année, tout en relevant une amélioration progressive de la demande au cours des mois suivants.
Dans ce contexte régional, la présence de Mohamed Mehdi Haloui au 40e rang constitue la seule représentation tunisienne dans le palmarès 2026. Elle intervient après une année 2025 marquée, selon les données reprises par Forbes, par une progression à la fois du nombre de visiteurs non résidents et des recettes touristiques.
Pour la Tunisie, le classement met ainsi en lumière le poids retrouvé du secteur touristique dans les performances de la destination, tout en rappelant que le palmarès de Forbes porte avant tout sur les dirigeants et les acteurs qui façonnent le secteur du voyage et du tourisme dans la région.



