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Fonction publique : 1200 diplômés de l’INTES boycottent le concours de recrutement et réclament l’embauche directe

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  • 21 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Fonction publique : 1200 diplômés de l’INTES boycottent le concours de recrutement et réclament l’embauche directe

Près de 1200 diplômés de l’Institut national du travail et des études sociales (INTES) ont décidé d’exécuter un boycott complet et unifié du concours externe de recrutement qui était programmé pour le 13 septembre 2026. C’est ce qu’a annoncé Mariem Khachroub, représentante des diplômés de l’institut ce lundi 21 septembre 2026.

Invitée au micro de l’émission Sabah El Ward sur Jawhara FM, l’intervenante a précisé que cette décision a été prise en guise de protestation face au mutisme des autorités compétentes. Elle a indiqué que les diplômés ont observé de multiples recours pacifiques dont des sit-in et envoyé différentes correspondances écrites adressées aussi bien à la présidence du Gouvernement, au ministère des Affaires sociales, à la présidence de la République ainsi qu’à un nombre d’élus parlementaires pour demander qu’il y ait un recrutement conforme à la loi.

La représentante indique que le décret numéro 304 de l’année 2013 qui régit le statut du corps des assistants sociaux « stipule d’abord le principe du recrutement direct des diplômés de l’INTES et aborde le recrutement sur concours en second lieu ». Elle ajoute que les contestataires dénoncent justement « l’ouverture d’un concours limitant le plan d’embauche à seulement 145 postes alors que le nombre de multiples promotions de diplômés dont le nombre total avoisine 1200 depuis 2007 ».

Mariem Khachroub évoque ainsi une contradiction manifeste entre l’étroitesse du quota d’intégration sur concours et la réalité des besoins d’embauche. « Après dix années d’attente, le ministère de tutelle ouvre un concours pour seulement 145 postes alors que nous sommes 1200 diplômés en attente de recrutement !

Certes nous n’aspirons pas à ce que les 1200 diplômés soient tous recrutés d’un coup, mais nous avons observé qu’il existe bel et bien des vacances au niveau des structures officielles, des établissements sociaux et en milieu scolaire. D’ailleurs nous recensons même un besoin de plus de 3000 vacances qui auraient dû être pourvues par des diplômés de notre filière », dit-elle.

Et d’expliquer que si les diplômés ont boycotté le concours, « ce n’est pas parce qu’ils refusent l’embauche, mais ont agi pour contester l’absence de tout concours de recrutement depuis dix ans ». Et ceci, insiste-t-elle, « pénalise fortement les anciens étudiants, étant donné qu’ils ont dépassé l’âge requis pour le recrutement, ce qui a entraîné leur exclusion tant ils ont franchi la limite d’âge légale fixée à 45 ans ».

L’intervenante a conclu en réaffirmant que ce boycott ne constitue pas un refus de l’emploi public en soi, mais s’inscrit comme une action syndicale légitime pour imposer l’application des décrets d’intégration et défendre le droit au travail, de tous les diplômés ayant dépassé l’âge légal sans qu’aucun poste ne leur ait été offert depuis dix ans.

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Auteur

Abir Chemli

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