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Concrétisation des grands projets : Priorisation des ressources et sécurisation des financements

  • 23 septembre 2026
  • 4 min de lecture
Concrétisation des grands projets : Priorisation des ressources et sécurisation des financements

La Tunisie entame une phase charnière de son programme de relance et de reconstitution économique, avec le lancement, notamment, du plan de développement 2026-2030.
Un tournant stratégique qui suppose, comme ne cesse de l’affirmer le Président de la République, de la responsabilisation, de l’engagement inconditionnel et une rupture définitive avec les pratiques bureaucratiques passives.

La Presse — Tout le monde en convient : la prochaine étape s’annonce complexe et très exigeante, surtout avec l’engagement du plan de développement 2026-2030, avec tout ce que cela implique comme ressources aussi bien humaines, logistiques et, plus important encore, financières.

C’est tout un tournant stratégique majeur qui exige une synchronisation parfaite de tous les leviers opérationnels.

D’ailleurs, le Chef de l’Etat ne cesse de rappeler, à chaque fois, la sensibilité de cette phase charnière qui appelle l’ensemble de l’appareil étatique et tous les acteurs à la mobilisation totale, à la responsabilisation, à l’engagement inconditionnel et à la rupture définitive avec les pratiques bureaucratiques passives pour répondre d’une manière proactive aux attentes de la population et relever, d’une manière concrète, les différents enjeux préétablis.

Et il faut reconnaître que notre pays est en mesure de réagir positivement pour peu que son action soit adossée à une planification sérieuse et précise.

Une planification qui suppose, elle-même, une priorisation des ressources et une sécurisation des financements pour pouvoir réduire les risques de blocage ou encore d’échec. Et c’est bien évidemment cette question de sécurisation des financements qui retient toute l’attention, étant donné la complexité de nos ressources et la profondeur de la pression que subissent nos finances publiques.

Réactivation des dossiers en instance

Une situation, donc,  sensible qui nécessite une discipline budgétaire rigoureuse, progressive et prudente et qui chercherait, avant tout, la consolidation des ressources propres de l’Etat, à travers la relance et la réactivation de certaines dossiers qui tournent encore au ralenti ou qui sont totalement bloqués.

Et c’est surtout au dossier des biens spoliés qu’on pense. D’ailleurs, à l’occasion de la tenue, tout récemment, de la 73e session du Conseil du commerce et du développement de la Cnuced, la diplomatie tunisienne à Genève à exiger de la communauté internationale une réaction concrète et une réponse positive à cette question qui traîne depuis de longues années et continue de priver nos caisses de nouvelles injections financières très importantes, notamment en cette phase de relance et de reconstruction socioéconomique.

L’on estime, en effet, qu’il est temps, aujourd’hui, de se libérer définitivement des prétextes juridiques et administratifs qui continuent à bloquer la restitution de ces biens.

Un blocage sans fondement, surtout qu’on parle, comme le soutient notre commission diplomatique, d’« un droit souverain fondamental ». Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le Chef de l’Etat ne cesse de recommander de clore rapidement et définitivement ce dossier pour garantir au peuple tunisien « son plein droit à la justice économique ».

La régulation du marché parallèle et sa réorganisation se positionnent, également, comme l’une des opérations prioritaires. Car n’oublions pas que le commerce informel pénalise sérieusement le budget le l’Etat en le privant de ressources très importantes. En effet, les experts parlent d’une part du PIB dépassant les 30% et qui pourrait atteindre, selon d’autres, les 40%.

En plus du souci de consolidation des moyens propres de l’Etat, la diversification des sources de financement est une orientation stratégique pour éviter ainsi, et comme le rappellent les spécialistes, « de saturer les ressources de l’Etat ou encore d’alourdir la dette publique ».

Et c’est surtout vers les financements internationaux et bilatéraux qu’il faut s’orienter, en misant sur les crédits concessionnels, notamment à taux bas et à longue durée de remboursement.

Mais l’idéal serait, certainement, de revoir certains accords internationaux avec le souci, comme l’a réaffirmé le Président de la République, de reconvertir les dettes en projets d’investissements. Une parade qui pourrait « offrir une meilleure flexibilité par rapport aux prêts classiques, étant donné qu’elle permet de cibler les projets à forte rentabilité socioéconomique ».

Auteur

Anis SOUADI

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