L’Institut Tunisien des Administrateurs (ITA) a annoncé, jeudi, la création du premier noyau de l’Institut Africain des administrateurs, regroupant des représentants de cinq pays à savoir la Tunisie, l’Algérie, le Mali, la Guinée et la Côte d’Ivoire.
Cette annonce a eu lieu lors des travaux de la dixième rencontre annuelle de l’ITA organisé aujourd’hui, à Tunis.
Le nouvel institut aura pour missions de renforcer l’application des normes internationales en matière de gouvernance d’entreprise et de responsabilité sociétale et environnementale (RSE/ESG) au sein des institutions financières, des banques et des sociétés cotées en bourse dans ces pays.
A cette occasion, le président de l’ITA, Moez Joudi, a souligné que le respect de ces normes internationales n’est plus une option, mais un mécanisme fondamental pour garantir la pérennité des entreprises, leur compétitivité et leur capacité à mobiliser des financements internationaux.
De son côté, le président du Conseil des affaires tuniso-africain (TABC), Anis Jaziri, a précisé qu’à travers cette nouvelle structure, la Tunisie pourrait devenir la locomotive d’un réseau continental d’instituts d’administrateurs, consolidant ainsi le partenariat économique africain.
Intervenant, le président du Collège du Conseil du Marché Financier Délégué, Hatem Smiri, a fait savoir que le conseil travaille à mettre en place un cadre juridique de gouvernance et d’accompagnement pour le reporting ESG, conforme aux spécificités du marché financier tunisien et inspiré des meilleures pratiques régionales et internationales.
Pour sa part, le directeur régional de la Société Financière Internationale (SFI), Ary Naïm a rappelé que le partenariat entre la SFI et l’ITA date de 2023 et a permis de former un réseau de formateurs certifiés.
Il a estimé que la mise en œuvre d’un modèle efficace de gouvernance au sein des conseils d’administration des entreprises doit reposer sur trois piliers essentiels à savoir le développement de stratégies de gestion des risques face à l’évolution des menaces multiples, notamment cybernétiques, la proactivité face aux changements et le respect des normes internationales en matière de gouvernance et de responsabilité environnementale et sociale.
Il a rappelé qu’un encadrement de qualité aux bonnes pratiques de gouvernance est essentiel pour relever le défi de l’emploi des jeunes en Afrique d’ici 2050.



