La transition énergétique, une priorité stratégique
Au vu du déficit énergétique, désormais structurel et de la dépendance accrue aux importations d’hydrocarbures, notre pays est contraint, selon les diverses études des experts en la matière, d’opter pour la transformation énergétique, placée au rang de priorité stratégique dans le sens où ledit secteur constitue un facteur essentiel de la souveraineté économique.
Plus encore et dans le même ordre d’idées, la sécurité énergétique est basée, en effet, sur la nécessité de diversifier les sources énergétiques, de développer la production nationale, tout en améliorant l’efficacité énergétique, sans oublier le renforcement des infrastructures et de la complémentarité entre les différentes sources d’énergie.
Rappelons que, selon le rapport rendu public par le Forum économique mondial (WEF), l’indice de transition énergétique 2026 couvrant cent vingt pays, la Tunisie se classe à la 62e place mondiale sur 120 pays et se positionne comme étant le deuxième pays africain le plus performant dans cette transition.
Ce rang assez avancé s’explique par des résultats solides quant au système énergétique actuel qui demeure, toutefois, largement dépendant des hydrocarbures tout en comptant progressivement sur les énergies renouvelables, plus particulièrement le solaire, sachant que parmi les principaux obstacles à la réalisation des projets du pays dans ce domaine, on cite la question des financements qui fait ralentir la modernisation des infrastructures et le déploiement à grande échelle des énergies propres.
En effet, il est utile de mentionner que l’amélioration des cadres stratégique et réglementaire est obligatoire pour la mise en œuvre du plan de décarbonation et d’optimisation de la gestion de l’énergie avec l’objectif de simplifier et de digitaliser les processus administratifs relatifs aux programmes de soutien aux projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.
La Tunisie s’attache, comme ne cesse de plaider le Chef de l’Etat, à promouvoir des solutions innovantes, tout en renforçant les compétences de la main-d’œuvre, en particulier l’appui à l’intégration des jeunes et des femmes dans les métiers dits « verts », dans le but évident de renforcer la capacité des institutions publiques à déployer des solutions permettant une gestion stable du réseau électrique avec un taux croissant d’énergies renouvelables.
Autrement dit, la mise en application d’approches novatrices est destinée à flexibiliser le réseau électrique et à intégrer les nouvelles technologies dans le cadre d’un processus de transition vers une économie plus durable et à faibles émissions de carbone conformément aux objectifs d’efficacité énergétique et des cibles ambitieuses visées par notre pays.



