Le gouvernorat de Ben Arous poursuit sans relâche ses opérations de nettoyage et d’éradication des décharges sauvages de tous types. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un plan pérenne visant à lutter contre toutes les atteintes à la propreté urbaine, à protéger l’environnement et à valoriser l’esthétique du cadre de vie.
Le chef de la brigade régionale de la police municipale de Ben Arous, le commandant Makram Mansi, a indiqué que les interventions de terrain destinées à supprimer les « points noirs » et les dépôts anarchiques de déchets ne relèvent plus de campagnes sporadiques. Elles se sont transformées en une action quotidienne et continue à laquelle participent l’ensemble des services régionaux, locaux et sécuritaires, chacun selon ses prérogatives.
Ces opérations sont menées en coordination avec les services municipaux et les délégués de la région, conformément aux directives émanant de la Présidence de la République et du ministère de l’Intérieur, ainsi qu’aux orientations de la Direction Générale de la Sûreté Nationale et de la police municipale. L’objectif primordial est d’éliminer définitivement ces zones de dégradation qui enlaidissent l’environnement et nuisent à la santé publique.
Des moyens colossaux et le défi de la récidive
L’État et les autorités locales déploient des efforts considérables, mobilisant des ressources financières, des équipements et du matériel pour nettoyer ces sites, évacuer les détritus et les gravats, et aménager des espaces verts. Toutefois, le commandant Mansi a souligné que la pérennisation de ces acquis exige une fermeté absolue face aux contrevenants qui persistent à jeter des ordures dans des zones tout juste assainies.
Le responsable a insisté sur le fait que la finalité de ces actions est de garantir le bien-être des citoyens, la tranquillité publique et de faire barrage à toute forme de nuisance portant atteinte à l’ordre public. À ce titre, la police municipale prête un appui logistique aux autorités locales, notamment pour neutraliser les camions déversant des déchets et des gravats en violation de la loi — des pratiques qualifiées d’agression caractérisée contre le domaine public et le droit du citoyen à un environnement sain.
Malgré les nettoyages répétés de certains sites à Ben Arous et à Mnihla (Nouvelle Medina), le phénomène de dépôt sauvage persiste. Pour y répondre, les municipalités continuent de fournir le matériel nécessaire pour réhabiliter ces espaces.
Poursuites judiciaires et mesures répressives
Le chef de la brigade régionale a révélé un stratagème récurrent : de nombreux conducteurs de camions pris sur le fait masquent ou retirent volontairement leurs plaques d’immatriculation pour échapper à l’identification et aux poursuites. Face à cela, les services de sécurité, en étroite collaboration avec le Parquet, mènent une traque sans répit.
Le reesponsable a salué la précieuse collaboration du Parquet de Ben Arous ainsi que l’implication citoyenne, les signalements et documents fournis par les habitants jouant un rôle déterminant dans l’identification des contrevenants. Plusieurs véhicules ont d’ores et déjà été placés sous surveillance et intégrés dans les listes de recherche dans le cadre des mesures de dissuasion.
Le responsable a conclu en réaffirmant que la stratégie adoptée repose sur une veille quotidienne et une application stricte de la loi, ciblant en priorité les infractions préméditées qui mettent en péril la sécurité des usagers de la route, notamment les enfants. Il a rappelé que la préservation de la propreté des villes et de la quiétude publique reste une responsabilité partagée, combinant terrain, fermeté judiciaire et conscience citoyenne.



