Partenariat tuniso-européen : Mohamed Ali Nafti appelle à un rééquilibrage fondé sur le respect mutuel et la parité
En marge de ses entretiens à New York, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, s’est entretenu ce jeudi avec la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica. Au cœur des discussions : la nécessité impérative de réviser l’accord de partenariat liant la Tunisie à l’Union européenne.
Selon un communiqué publié par le ministère, le chef de la diplomatie tunisienne a insisté pour insuffler davantage de réalisme et d’équité à cet accord. L’objectif est d’en faire le reflet d’une véritable coopération solidaire, capable de s’adapter aux mutations actuelles tout en préservant les intérêts et les priorités des deux parties, en particulier dans les domaines des échanges commerciaux, de la coopération financière et des programmes scientifiques conjoints.
Des relations bilatérales ancrées dans la souveraineté et la parité
Cette rencontre a également permis de réaffirmer l’importance stratégique des liens unissant la Tunisie et l’UE. Les deux responsables ont souligné la nécessité de consolider ces relations à travers un partenariat équilibré, bâti sur le respect mutuel, la parité, ainsi que sur le strict respect de la souveraineté de la Tunisie et de ses institutions nationales.
Coopération euro-méditerranéenne et question palestinienne
Abordant les perspectives de la coopération euro-méditerranéenne, le ministre des Affaires Etrangères a réitéré le soutien de la Tunisie à toute initiative favorisant l’intégration régionale. Il a rappelé que cette dynamique doit reposer sur une action concertée et une responsabilité partagée, tenant compte des priorités des pays partenaires.
Le ministre a, en outre, rappelé le rôle central de la cause palestinienne, soulignant qu’aucune stabilité, sécurité ou développement durable ne pourra être atteint dans la région sans une solution juste, globale et définitive à ce conflit.
Gestion migratoire : vers une approche globale
Le dossier crucial de la migration et de la mobilité a également été passé au peigne fin. À ce titre, le ministre a réaffirmé l’attachement de la Tunisie à une approche globale et équilibrée. Celle-ci doit conjuguer le respect des droits humains, le traitement des causes profondes de l’immigration clandestine, la lutte acharnée contre les réseaux de passeurs et de traite d’êtres humains, ainsi que l’optimisation des parcours de mobilité légale.
De son côté, la commissaire européenne a assuré mesurer pleinement les exigences de cette nouvelle étape. Elle a exprimé la volonté de bâtir une relation ancrée dans les intérêts mutuels, le respect de la souveraineté et le renforcement des cadres de dialogue, tout en émettant le vœu de voir le prochain Conseil de partenariat tuniso-européen acter ce nouveau départ.



