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Institut Pasteur de Tunis : Recherches sur le lien génétique entre le diabète et la maladie d’Alzheimer

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  • 26 septembre 2026
  • 2 min de lecture
Institut Pasteur de Tunis : Recherches sur le lien génétique entre le diabète et la maladie d’Alzheimer

Des équipes de recherche de l’Institut Pasteur de Tunis mènent, depuis 2023, des travaux approfondis sur les facteurs génétiques susceptibles d’expliquer le déclin cognitif chez certains patients diabétiques et son évolution potentielle vers la maladie d’Alzheimer. Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à améliorer le dépistage précoce des populations à risque et à optimiser leur prise en charge médicale.

Intervenant lors d’une journée scientifique organisée par la Cité des sciences à Tunis en collaboration avec l’association Alzheimer Tunisie sous le thème « Alzheimer : Innovation, prévention et accompagnement », la professeure en génétique à l’Institut Pasteur, Rim Kalfi, a indiqué que les dernières études révèlent qu’environ 70% des personnes atteintes de diabète sont exposées à une baisse de leurs capacités cognitives, augmentant ainsi le risque de développer Alzheimer.

Une étude pilote sur cent patients

Depuis trois ans, un pôle spécialisé de l’Institut s’attache à identifier les mécanismes qui prédisposent certains diabétiques à ce profil évolutif. Les chercheurs mènent actuellement une étude pilote portant sur un échantillon de 100 patients diabétiques. L’objectif est d’isoler des biomarqueurs scientifiques permettant de cartographier la corrélation entre les deux pathologies et d’anticiper la vulnérabilité des individus.

Bien que cette étude soit encore en cours, elle a vocation à être élargie à une cohorte plus vaste de patients. Les résultats définitifs devraient être finalisés au cours des prochaines années.

Vers de nouveaux tests de diagnostic précoce

À terme, ces travaux de recherche pourraient aboutir à la mise au point d’analyses sanguines et de tests génétiques spécifiques destinés aux diabétiques. Ces outils permettraient d’évaluer leur prédisposition à la maladie d’Alzheimer, de détecter les premiers signaux d’alerte et d’intervenir de manière ciblée pour freiner la progression des symptômes.

Selon les experts, ce positionnement préventif est capital : identifier en amont les profils les plus vulnérables permet d’instaurer un suivi médical renforcé, en attendant de nouvelles avancées thérapeutiques majeures dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

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Auteur

La Presse

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