Eliminatoires CAN 2027 – 2e journée – Tunisie-Botswana (20h00 à Rades) : Tout un comportement à changer…
L’équipe de Tunisie joue déjà gros face au Botswana. Rigueur, précision dans les passes, bon placement, tout est à revoir après le revers devant l’Ouganda.
La Presse — Le pari de Mouine Chaâbani a été perdant devant l’Ouganda : une formation rajeunie en attaque et des ex-cadres qui reviennent, et au final un nul frustrant. Plus que le résultat, la manière de jouer, surtout après l’égalisation ougandaise, était si médiocre et désordonnée qu’on se demande encore comment des joueurs internationaux peuvent tomber si bas. Chaâbani a été hué lui et ses joueurs par le public qui était assez nombreux. A lui de changer de « produit » pour le match de ce soir contre le Botswana. S’il veut reconstruire l’équipe nationale en douceur et avec succès, il faut assurer les résultats. Les bons résultats sont le seul moyen de changer calmement une ossature et l’attitude d’une sélection. En quelques jours, Chaabani ne peut faire grand-chose, même s’il a essayé de satisfaire tout le monde, en rappelant des joueurs du passé, et en plaçant sa confiance en des jeunes qui ont encore du chemin à faire. Là, il est mal embarqué, et ce soir, rien que la victoire pour pouvoir s’installer confortablement. Un nul ou une défaite n’ont qu’un sens : des chances qui diminuent pour la qualification à la CAN (une seule sélection se qualifie directement dans ce groupe) et une pression fatale sur Chaâbani qui ne sera pas tranquille et risque même de perdre sa place.
Des changements attendus
Il y aura éventuellement des changements par rapport au premier match. Des joueurs ont été mis hors liste, jeudi, comme Ghram, Maâloul ou Aidouni, et cela surprend d’autant que ce sont des joueurs de métier. Vont-ils au moins réapparaître sur le banc contre le Botswana ? C’est quand même bizarre de les voir absents, sinon pourquoi les rappeler dès le départ ? D’après les changements faits contre l’Ouganda, le sélectionneur national semble se tourner plus vers des éléments de métier. Ainsi, Achouri, Rafiaâ, Ltaïef ont une chance de partir d’entrée pour donner plus de pep et de mobilité à l’entrejeu et à l’attaque. Les Ayari, Loumi, Ben Romdhane et Sassi, très discrets et sans réel apport, ainsi que Arous, Cherni et Valéry, peuvent être sacrifiés. Un changement de l’ossature ? Probablement. On va vers un onze offensif, prêt mentalement et physiquement et une défense qui devra faire attention dans le placement ; Chaâbani a passé beaucoup de temps à travailler les exercices et combinaisons d’attaque. Les trois points sont indispensables pour pouvoir se remettre et corriger calmement les erreurs pour les deux prochains matches contre la Libye.
Les joueurs doivent assumer
Quel que soit le sélectionneur, ce sont les joueurs qui font le match. Les meilleurs plans de jeu n’ont aucune valeur si les joueurs ne s’appliquent pas. Ce qu’on a vu contre l’Ouganda n’était pas réjouissant. C’est même lamentable avec un désordre dans les idées et beaucoup de gâchis vers la fin. Un joueur international qui ne sait pas doser une passe, l’orienter et qui se place mal et bêtement, cela est inacceptable. Ces noms qu’on connaît peuvent donner plus. Ils ont les moyens de jouer avec plus d’adresse et de confiance. Ils le doivent également vu l’enjeu du match. A ce niveau de compétition, les joueurs doivent assumer leur statut et trouver l’astuce. Il y a un comportement à changer si l’équipe nationale veut retrouver la confiance de son public. A commencer par ce soir.



