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Lutte contre la rage : le Dr Wahib Mahri annonce une baisse de 20 % des cas et pointe du doigt le danger des chiens errants

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  • 28 septembre 2026
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Lutte contre la rage : le Dr Wahib Mahri annonce une baisse de 20 % des cas et pointe du doigt le danger des chiens errants

En marge de l’ouverture de la Campagne nationale de vaccination, de sensibilisation et d’éducation pour la lutte contre la rage, campagne lancée à l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, le Dr Wahib Mahri, directeur général de la Direction générale des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, a confirmé la réduction de plus de 20 % du nombre de cas d’infection par la rage chez les animaux en Tunisie.

Dans une déclaration faite aujourd’hui au micro de Jawhara FM, le vétérinaire a indiqué que même si la réduction des cas de rage chez l’animal est importante, l’objectif premier demeure d’atteindre 0 cas d’infection humaine à l’horizon 2030.

Le spécialiste a insisté dans ce cadre sur l’importance de l’éducation et de la sensibilisation aux dangers de cette maladie, sur l’adoption de comportements préventifs et sur le renforcement des campagnes gratuites de vaccination des chiens et des chats. Il a signalé dans ce cadre qu’au cours de l’année actuelle, on a procédé à la mise en place de plus de 160 points de vaccination dans les différentes régions de la République, et à plus de 220 interventions au sein des établissements éducatifs pour sensibiliser les jeunes générations.

Le problème n’est pas chez les animaux domestiques !

Cependant, il convient de souligner que si les campagnes de vaccination gratuite et de sensibilisation sont à même de réduire, voire d’éradiquer la maladie chez les chiens et les chats domestiques, le danger reste entier chez les chiens errants non vaccinés. Car la majorité écrasante des cas de rage humaine enregistrés durant les dernières années ne concerne aucunement des contaminations transmises par des animaux habitant au domicile ! La majorité, si ce n’est la totalité des éleveurs de chiens et de chats veillent souvent à les faire vacciner et à en prendre soin. Ce sont les chiens errants, qui circulent librement dans les milieux résidentiels et qui attrapent la maladie avant de la transmettre à l’homme. Le rôle du citoyen, qu’il ait des animaux domestiques ou non, devient donc quasiment nul ! Le fait de le sensibiliser quant à la nécessité de faire vacciner ses animaux ne réduit en rien le danger puisque c’est par les chiens errants, non vaccinés et prêts à attaquer, que le citoyen risque d’attraper cette maladie mortelle !

Dans ce contexte, le Dr Mahri a d’ailleurs qualifié le phénomène des chiens errants de dossier « brûlant » et « tabou ». Et ce, compte tenu de l’énormité de leur nombre. Un nombre qui ne cesse d’ailleurs de s’accroître tant ces chiens continuent de se reproduire sous le regard démissionnaire des autorités locales. C’est d’ailleurs ce que confirme le vétérinaire qui considère que le nombre grandissant des chiens errants requiert les interventions de toutes les parties concernées, parmi lesquelles les médecins vétérinaires, les associations et la société civile.

Mais cet appel trouvera-t-il une ouïe attentive ? Pas si sûr ! Les médias ne cessent de focaliser sur ce phénomène ô combien dangereux, les habitants de différents lieux de la Tunisie ne cessent de lancer des cris de détresse, mais en vain ! Concrètement, rien n’a été fait ! De temps à autre, l’on voit un chien porter l’estampille de vaccination. Mais il demeure seul parmi de très nombreuses meutes qui, elles, comptent des dizaines de chiens chacune. Des meutes qui circulent librement, élisent domicile devant les immeubles, les écoles, les jardins d’enfants et les commerces… Des chiens qui squattent les trottoirs le jour et sèment la terreur la nuit… Il suffit de faire un tour dans des quartiers résidentiels comme la cité Les Palmeraies à L’Aouina, les quartiers de Aïn Zaghouan, les Jardins de Carthage et j’en passe ! Et ceci se passe sous le regard, même pas désolé, des autorités locales et sous un silence tout aussi condamnable que suspicieux ! Parce qu’un chien n’est pas censé être dans la rue ! Un chien, ça doit vivre ou bien au sein d’une maison sous la responsabilité de son maître, ou dans les montagnes, à des kilomètres des habitations humaines. Le cas échéant, on nous expose aux risques de la maladie, voire… au risque de se faire tuer ! La sécurité des citoyens relève pourtant de la responsabilité des autorités compétentes. Quelqu’un a failli à son devoir ! Et pas qu’une fois pour que le phénomène prenne autant d’ampleur et soit aussi généralisé et difficile à contenir ! Quelqu’un a bel et bien failli à son devoir et… impunément !

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Auteur

Abir Chemli

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